Transparence de l’aide au développement : La BAD conserve sa première place mondiale avec 98,8 points

L’institution panafricaine devance la Banque interaméricaine de développement et l’Association internationale de développement dans l’édition 2026 de l’Aid Transparency Index. Une position qui consacre ses pratiques de publication des données financières et de suivi des projets.
La Banque africaine de développement (BAD) conserve son leadership mondial en matière de transparence de l’aide au développement. Dans l’édition 2026 de l’Aid Transparency Index, publiée par l’organisation britannique Publish What You Fund, son portefeuille souverain obtient 98,8 points sur 100. L’institution maintient ainsi la première place qu’elle occupait déjà en 2022 et en 2024.
Ce résultat la place devant deux institutions du système financier international, à savoir la Banque interaméricaine de développement et l’Association internationale de développement (IDA), branche du Groupe de la Banque mondiale, qui obtiennent chacune 97,1 points. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) arrive en quatrième position avec 91,5 points.
La performance de la BAD repose sur la publication des informations relatives à ses opérations. L’indice ne mesure ni les volumes de prêts accordés ni les ressources mobilisées. Il évalue la capacité des institutions à rendre accessibles les données sur leurs financements, leurs budgets, leurs projets et leurs résultats.
Sur les cinq composantes de l’évaluation, la BAD obtient la note maximale dans trois domaines. Elle réalise 25 points sur 25 pour les finances et les budgets, 20 sur 20 pour les caractéristiques des projets et 20 sur 20 pour la performance. Elle totalise également 19,7 sur 20 pour l’harmonisation des données et 14,1 sur 15 pour la planification et les engagements organisationnels.
Cette position repose notamment sur son adhésion à l’Initiative internationale pour la transparence de l’aide (IITA), en 2011. Depuis juin 2013, l’institution publie ses données selon ce standard international, qui facilite leur consultation, leur comparaison et leur exploitation. Son portefeuille souverain fait notamment l’objet de mises à jour mensuelles.
L’intérêt de cette transparence dépasse les exigences de communication institutionnelle. Pour les États bénéficiaires, l’accès aux informations sur les engagements, les décaissements et l’exécution des projets facilite le suivi budgétaire et le contrôle de l’utilisation des ressources. Les citoyens, les parlements et les organes de contrôle disposent également d’une base documentaire pour examiner les interventions financées.
Le classement révèle toutefois des progrès inégaux dans le secteur. La moyenne des 33 organisations évaluées recule de 62,7 points en 2024 à 62,1 points en 2026. Même la BAD conserve des marges de progression, notamment sur la publication des stratégies nationales, les règles d’accès à l’information et l’utilisation d’identifiants normalisés pour les organisations partenaires.
Avec 98,8 points, la banque panafricaine confirme ainsi la place de la transparence dans la gouvernance des financements du développement. Une exigence qui conditionne la traçabilité des ressources, la redevabilité des institutions et la confiance des pays bénéficiaires.
Recevez notre briefing économique
Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail





