Le Premier Ministre camerounais a ordonné, le 29 janvier 2026, la poursuite des activités de la Société Générale de Surveillance (SGS) au Port autonome de Douala (PAD) au terme d’une réunion avec « toutes les parties prenantes ». C’est ce qu’a indiqué le ministre des Transports, Jean Ernest Masséna Ngallé Bibéhé au soir de cette concertation, rassurant que « le contrat entre le gouvernement et la SGS court jusqu’en 2032 ».

En effet, le texte contractuel qui lie les deux parties, stipule une durée de 10 ans à compter de la mise en opération effective du dernier scanner. Bien que signé en 2015, ce délai a commencé en 2022 avec l’installation du quatrième équipement.

« Ce que je peux vous dire, c’est que le problème naît d’un contrat qui a été signé en 2015 par le Gouvernement de la République, représenté par le Ministre des Finances, et la Société Générale de Surveillance. Cette convention a une durée de dix ans qui devait donc prendre effet et s’achever dix ans après. Mais à l’intérieur de cette convention, il est prévu que la validité, la mise en exploitation effective, c’est à partir du moment où l’on a installé le quatrième scanner. Le quatrième scanner ayant été installé en 2022, c’est de là où naît la date à partir de laquelle on peut compter les dix ans. Donc le gouvernement a signé, pour résumer, un contrat avec SGS en 2015, qui a pris effet dans son applicabilité en 2022, et c’est un contrat qui court jusqu’en 2032 », a déclaré le ministre des Transports.

Conflit de décisions entre la Présidence et le Gouvernement
Cette instruction gouvernementale fait suite à une correspondance datée du 26 janvier 2026 que L’Economie avait d’ailleurs relayée. Dans ce document, le Chef d’État-Major Particulier du Président de la République notifiait au ministre des Finances l’accord du Chef de l’État pour le retrait définitif de la SGS. Ce retrait visait à laisser place à la société Transatlantic D. SA, entité avec laquelle la direction du Port autonome de Douala avait entrepris des démarches.

Le ministre des Transports a toutefois rappelé le 29 janvier que toute intégration d’un nouvel opérateur doit suivre un circuit administratif précis. Selon ses propos, le PAD doit soumettre ses demandes aux tutelles technique et financière, lesquelles transmettent le dossier au Premier Ministre pour visa. L’intervention du 29 janvier infirme donc l’éviction immédiate de la société suisse au profit de Transatlantic D. SA. Affaire à suivre.

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