L’État camerounais passe à l’offensive pour redynamiser le projet minier d’Akonolinga, situé au cœur de la région du Centre. Les opérateurs économiques souhaitant prendre part à cette aventure industrielle ont désormais jusqu’au 31 mars 2026 pour manifester leur intérêt et déposer leur candidature auprès de la Société nationale des mines (Sonamines).
Ce gisement, autrefois sous le giron du groupe français Eramet, était resté en suspens depuis le retrait du géant minier en octobre 2023. À cette période, l’entreprise avait justifié son désengagement par des coûts d’investissement prohibitifs et des défis écologiques majeurs qui fragilisaient la rentabilité immédiate de l’opération.
Aujourd’hui, la Sonamines, agissant en tant que bras armé de l’État dans le domaine extractif, entend inverser la tendance. Elle vient de formaliser un appel à manifestation d’intérêt pour identifier des partenaires technico-financiers de premier plan. La mission dévolue aux futurs adjudicataires consistera à mener à bien les derniers travaux de recherche avant de basculer dans la phase active d’exploitation.
Le cahier des charges impose toutefois des critères de sélection rigoureux. Les prétendants doivent attester d’une expertise solide d’au moins quinze ans dans l’industrie minière, couplée à une assise financière robuste se traduisant par un chiffre d’affaires annuel plancher de 150 millions de dollars sur les cinq derniers exercices. Au-delà de la simple mobilisation des capitaux, les partenaires devront actualiser les études de faisabilité et d’impact environnemental pour aligner le projet sur les meilleurs standards internationaux.
Cette initiative illustre l’ambition des autorités de Yaoundé de transformer le sous-sol national en levier de croissance. En quête de partenaires capables de concilier rentabilité économique et exigences de durabilité, le Cameroun espère ainsi faire d’Akonolinga une vitrine de son renouveau minier.


