L’agence de communication et de relations publiques Volcanic Sarl, a réuni mercredi 17 juin en marge du Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé (Promote), professionnels de la communication, représentants d’institutions publiques et chefs d’entreprises pour discuter du rôle stratégique pour l’agence conseil en communication face aux cellules internes des organisations. Le thème retenu, « Le conseiller en communication : atout majeur de l’action stratégique et du renforcement de l’efficacité des pratiques institutionnelles et professionnelles », a servi de fil conducteur à une journée de travaux mêlant exposés thématiques et retours d’expérience.
Paul Éric Ebolo, directeur général de Volcanic Sarl, a structuré son intervention autour de plusieurs axes : l’évolution historique du métier de communicant, la communication comme outil de gouvernance, la valeur ajoutée du conseil externe, ainsi que la gestion des publications et des crises. « Notre rôle est de diagnostiquer les difficultés que rencontrent les entreprises pour faire savoir ce qu’elles font au quotidien. Nous sommes là pour apporter un éclairage scientifique, pratique et opérationnel auprès de toutes les administrations, qu’elles soient publiques ou privées », a-t-il indiqué.
Complémentarité, non substitution
Un point de friction a occupé une part notable des échanges : les relations (parfois tendues) entre agences conseil et cellules de communication internes aux institutions. Plusieurs responsables de ces cellules, selon Paul Éric Ebolo, perçoivent encore l’intervention d’une agence externe comme une menace à leur fonction, voire une remise en cause de leur légitimité. Le directeur général de Volcanic a contesté cette lecture. Selon lui, l’agence conseil est, un complément professionnel appelé à renforcer ce que fait déjà la cellule interne, non à s’y substituer.
Le Mincom plaide pour l’application de la loi sur la publicité
Kisito Ngankak, directeur du développement des médias privés et de la publicité au ministère de la Communication (Mincom) et secrétaire exécutif du Conseil national de la publicité (CNP), a pris part aux travaux pour rappeler le cadre réglementaire en vigueur. Il a plaidé pour que les campagnes publiques des ministères et institutions soient conçues dans le respect de la loi n° 2006/018 régissant la publicité au Cameroun, qui réserve aux agences-conseil agréées la conception des stratégies créatives.
« Nous sommes en train de plaider pour que les campagnes publiques mises en œuvre par les différents départements ministériels et autres institutions publiques se fassent dans le respect des dispositions de la loi sur la publicité, notamment avec l’implication des acteurs du conseil en publicité pour la conception des stratégies créatives avant leur exposition publique », a-t-il déclaré.
Des dérives persistent sur le terrain : de nombreuses campagnes publicitaires ne sont pas signées par des agences-conseil agréées, qui sont pourtant les seules habilitées à concevoir certains contenus, malgré les efforts de contrôle du Mincom.
Les travaux ont également abordé la question de la construction de partenariats stratégiques durables entre institutions et agences externes, ainsi que les fondements de la communication moderne à la croisée des logiques publiques et des impératifs professionnels.


