Fin de partie pour l’ancien système de scanning au PAD. C’est la toile de fond du communiqué du Directeur général du PAD, signé le 19 janvier dernier. En effet, dans sa communication parvenue à L’Economie, Cyrus Ngo’o indique que le transfert de compétences, effectif depuis le 2 janvier 2026, place Transatlantic D. S.A. au centre du dispositif de sûreté.
L’enjeu de cette décision réside dans l’unification des circuits financiers. Cyrus NGO’O instruit les administrations « qui implémentaient le paiement du scanning sur la base de l’ancien système » de procéder à sa désactivation immédiate. L’objectif consiste à « s’arrimer » sans délai à la nouvelle procédure pour mettre un terme aux interventions de la SGS dans la chaîne de collecte.
Cette mesure de basculement vise la protection des opérateurs économiques. En rappelant que « le seul paiement exigible et valide (…) est celui effectué auprès de Transatlantic D. S.A. », la Direction Générale entend « éviter le double paiement des frais de scanning aux chargeurs ». La réforme consacre ainsi un interlocuteur unique pour le règlement des prestations de contrôle, condition sine qua none pour la transparence des coûts de passage.
Au-delà de l’aspect monétaire, le périmètre d’application du contrôle s’élargit. Le système de « 100% scanning », autrefois réservé aux conteneurs, s’étend depuis le 10 janvier 2026 à « tous les véhicules importés ». Cette généralisation transforme le règlement des frais en un verrou procédural : tout conteneur ou véhicule dépourvu de quittance « ne sera donc pas autorisé à achever ses formalités de passage portuaire ».
Ces directives imposent un nouveau cadre opérationnel au PAD. Sous la signature de Cyrus NGO’O, le PAD engage une modernisation des flux et une sécurisation des recettes via cette interface unique. Les usagers de la plateforme doivent désormais intégrer ce protocole pour valider l’enlèvement ou l’expédition de leurs cargaisons.
