Le groupe bordelais, dont le chiffre d’affaires approche 1,5 milliard d’euros et qui figure dans le top 3 des entreprises de la région Nouvelle-Aquitaine, accélère son déploiement sur le continent africain. Après une implantation à Abidjan en 2022, Betclic Group affiche l’ambition de devenir la marque de référence en Afrique de l’Ouest. Le Cameroun constitue la prochaine étape de cette expansion.

Le choix du marché camerounais repose sur des études préalables, selon Yannick Tientcheu. La pénétration des smartphones et du Mobile Money au Cameroun, comparable à celle observée en Côte d’Ivoire, fait partie des facteurs retenus. Sur le marché ivoirien, le chiffre d’affaires de Betclic Côte d’Ivoire a été multiplié par plus de sept entre 2022 et 2023, passant de 3 milliards à 24,8 milliards de FCFA. La direction du groupe entend reproduire cette trajectoire au Cameroun.

Le marché local que Betclic intègre est déjà structuré. Le secteur est encadré par la loi n°2015/012 et le décret n°2019/2300/PM, qui imposent aux opérateurs d’obtenir une licence délivrée par le MINAT, de disposer d’un site en « .cm » et d’un siège local. En 2026, on recense au moins 14 bookmakers actifs sur ce marché. Parmi les opérateurs agréés figurent 1xBet, 22Bet, Betwinner, PMUC ou encore Melbet, dont la licence camerounaise a été délivrée en juillet 2024.

La fiscalité s’est également durcie. En 2025, le gouvernement a centralisé les paiements liés aux jeux d’argent en ligne via l’agrégateur InTouch, et une nouvelle taxe numérique de 3 % vise, à partir de 2026, les plateformes étrangères qui acceptent des mises d’utilisateurs camerounais.

Sur le plan de l’offre, Betclic propose paris sportifs et casino en ligne, avec des paiements via Mobile Money. La plateforme inclut des outils d’autorégulation notamment, la limitation des dépôts, les options d’auto-exclusion et une équipe dédiée au suivi des comportements à risque. L’accès, apprend-on, est conditionné à la présentation d’une pièce d’identité et réservé aux personnes âgées de 21 ans ou plus, conformément à la réglementation camerounaise. Cet âge légal minimum est une exigence nationale applicable à l’ensemble des opérateurs.

L’entreprise n’a pas cependant précisé le montant de ses investissements au Cameroun, ni les délais dans lesquels il entend atteindre la position de leader qu’il s’est fixée.

Share.
Leave A Reply Cancel Reply
Exit mobile version