Industrie brassicole : Boissons du Cameroun étoffe son portefeuille avec la bière la nouvelle bière Mboa

Avec son étiquette verte et or et son prix accessible fixé à 500 FCFA, la bière Mboa fait ses débuts dans la région du Littoral avant un déploiement national. Au-delà du rafraîchissement, la marque revendique une identité 100 % camerounaise portée par une chaîne de production locale, de l’imprimerie aux céréales paysannes.
Boissons du Cameroun étoffe son portefeuille avec Mboa, une bière blonde de type lager titrant 5 % d’alcool, conditionnée en bouteille de 50 cl et proposée au prix de 500 FCFA. Présentée le 9 octobre 2026 à Douala, cette nouvelle référence repose sur un positionnement tarifaire que la direction marketing et communication du groupe associe à une demande des consommateurs pour une bière de qualité, authentique et accessible.
Le déploiement commercial débute dans la région du Littoral, avant une arrivée annoncée dans l’Ouest la semaine suivante, puis dans le Centre et le Nord. Son nom renvoie à une expression ancrée dans l’imaginaire culturel camerounais, popularisée notamment par la musique. L’étiquette verte et or, marquée d’une étoile, affiche la mention « Bière blonde du Cameroun ».
Au-delà de son lancement commercial, Mboa s’inscrit dans la stratégie de contenu local de Boissons du Cameroun, déjà mise en œuvre avec la marque Manyan. Cette démarche s’articule autour de quatre axes, selon l’entreprise.
Les matières premières agricoles. Le groupe indique avoir acheté 3 000 tonnes de gritz de maïs auprès de MAISCAM, correspondant à la totalité de la production de ce transformateur, et mobilisé 1 512 producteurs agricoles. Il fait également état de 12 000 tonnes de sorgho achetées auprès de producteurs camerounais. L’objectif annoncé est de porter à 60 % la part du contenu local. Le gritz de maïs figure parmi les principaux intrants utilisés dans la fabrication de la bière.
La fabrication du verre. À travers SOCAVER, sa filiale verrière présentée comme l’unique entreprise de ce type en Afrique centrale, Boissons du Cameroun met en avant la production locale de 45 000 tonnes de verre. Le groupe souligne également le caractère recyclable du matériau. Réhabilité en juillet 2023, le four n° 1 dispose d’une capacité annuelle de fusion de 15 000 tonnes. L’investissement vise notamment à réduire le recours aux importations de verre par les entreprises installées au Cameroun. Cette orientation rejoint la politique d’import-substitution, résumée par la formule « Consommer ce que nous produisons et produire ce que nous consommons ».
L’emploi et les fournisseurs locaux. Boissons du Cameroun revendique près de 5 000 emplois directs et ambitionne d’en atteindre 6 000. Le groupe estime par ailleurs à plus de 100 000 le nombre d’emplois indirects liés à ses activités dans la distribution, le transport, le commerce et les services. Pour Mboa, la capsule et l’habillage sont réalisés localement avec des partenaires, dont l’imprimeur MultiPrint. Ces opérations font intervenir plusieurs acteurs de la chaîne de production et de commercialisation.
La modernisation industrielle. Le groupe indique poursuivre des travaux dans ses usines de Douala, Yaoundé, Bafoussam et Garoua. Les interventions visent à accroître les capacités d’embouteillage, à moderniser les équipements et à assurer la disponibilité des produits sur le marché.
Présent au Cameroun depuis 1948, Boissons du Cameroun résume l’ambition associée à sa nouvelle marque par cette formule : « Mboa, c’est le local content ». Le groupe entend ainsi associer le développement de son offre commerciale à une mobilisation accrue des matières premières, des capacités industrielles et des fournisseurs locaux.
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