La configuration du scrutin était sans précédent dans l’histoire récente de la FEG. Saisi pour valider les candidatures, le Comité de Conformité des Mandats n’avait enregistré, à la clôture du dépôt des dossiers le 8 juin, qu’une seule candidature recevable. Aucun chef d’entreprise n’avait fait acte de candidature pour disputer à Kouakoua la direction de l’organisation. Le vote du 12 juin a traduit cette réalité en résultat formel.

Kouakoua occupait la vice-présidence en charge des Infrastructures au sein de la FEG lorsqu’il avait hérité de la présidence par intérim, le 19 mai 2025, au départ d’Henri-Claude Oyima nommé au gouvernement. Treize mois d’exercice provisoire ont précédé cette validation élective. Durant cette période, il a conduit la délégation patronale reçue par le président Oligui Nguema en février 2025 sur le dossier des arriérés dus aux entreprises de BTP, obtenant à l’issue de cette audience une avance de 30 milliards FCFA. Il a également représenté la FEG aux travaux du Haut Conseil pour l’Investissement, tenu du 4 au 11 juin à Libreville, quelques jours à peine avant son élection.

Devant les membres réunis la veille du scrutin, Kouakoua a énoncé les axes de sa présidence notamment le renforcement du poids de la FEG dans les décisions économiques nationales, le déploiement de l’organisation dans les neuf provinces, le soutien à la transformation locale des matières premières et l’amélioration du financement des PME. Il a par ailleurs annoncé vouloir faire du Gabon Economic Forum le rendez-vous annuel de référence du dialogue entre secteur privé, pouvoirs publics et partenaires au développement.

L’enjeu du mandat est considérable. Le PNCD 2026-2030 prévoit la mobilisation de 27 000 milliards FCFA d’investissements sur cinq ans, dont les deux tiers sont attendus du secteur privé. Dans ce cadre, la FEG est appelée à jouer un rôle de mobilisateur et d’interlocuteur structuré auprès de l’exécutif. Pression fiscale élevée, retards dans le paiement de la dette intérieure, insuffisances des infrastructures et insécurité juridique figurent parmi les obstacles que le nouveau président devra négocier avec le gouvernement Barro Chambrier pour que le secteur privé gabonais soit en mesure de tenir le rôle que lui assigne le plan de développement.

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