La deuxième édition du Colloque financier international (Colfini) se tient depuis hier à Yaoundé. Organisé par Contacturer capital, Horus Investment Capital, Akoa Mballa & CO, l’évènement est placé sous le thème central : « Marché financier régional et ingénierie des financements structurés pour les projets d’infrastructures dans la Cemac ».  Dans un contexte marqué par des contraintes budgétaires structurelles, une forte dépendance aux financements extérieurs, une pression croissante sur l’endettement public, le Colfini ambitionne cette année de  positionner durablement le marché financier régional comme un levier stratégique de financement des infrastructures en zone Cemac.

« Le développement a besoin d’être financé et il faut que nous réfléchissons sur les moyens les plus efficaces pour ce financement. Il y a plusieurs possibilités de financements notamment,  les ressources internes et externes avec nos partenaires. Nous avons également accès au marché financier. Et les marchés financiers sont divers et ont des exigences qu’il faut respecter. Il est question de voir dans quelle mesure nous pouvons créer l’écosystème qui permet d’avoir accès à nos marchés financiers à moindre coût. D’où l’importance de ce colloque qui réunit les grands experts pour réfléchir comment financer nos infrastructures, notre économie, en dehors de nos ressources propres » a déclaré  Gilbert Didier Edoa, Secrétaire générale du ministère des Finances lors de l’ouverture du colloque.

La deuxième édition du Colloque financier international qui se déroule à Yaoundé, poursuit plusieurs  objectifs majeurs, entre autres : mettre en exergue le marché financier régional comme outil de financement durable et de développement économique de la Cemac, positionner les acteurs financiers, juridiques et économiques régionaux comme des partenaires crédibles des grands projets structurants. Aussi, plusieurs thématiques sont abordés notamment : l’inclusion financière et mobilisation des liquidités informelles, via les plateformes digitales d’épargne (Mobile Money, Orange Money) et des instruments d’investissement numériques destinés à la diaspora, l’accélération de la croissance du marché financier.  Le renforcement des expertises en financements structurées n’est  pas en reste des sujets à aborder à travers la mutualisation régionale des projets, la création d’un centre régional de structuration et le développement de partenariats avec la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, la Société financière internationale et Proparco (Agence française de développement).

« Nous sommes fiers d’avoir positionné le Colfini comme la plus grande plateforme de réflexion stratégique  sur les questions liées à la Finance en Afrique Centrale. En plus d’être un cadre inclusif intégrant des acteurs du secteur privé et public, c’est une excellente tribune d’expression pour la mise en avant des expertises locales et internationales à même de renforcer les capacités des Etats membres de la Cemac à relever des défis complexes » souligne Gilles Seraphin Engolo, Directeur associé, Thinq Advisory, Président du Comité d’organisation du Colfini.

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