L’administration américaine durcit ses procédures d’entrée sur le territoire avec une nouvelle série de mesures impactant soixante-quinze nations. Cette décision se manifeste par une suspension totale ou partielle de la délivrance des visas selon les pays concernés. Le dispositif cible particulièrement le continent africain, où de nombreux États font désormais face à des restrictions sévères fondées sur des critères de sécurité et de coopération administrative.

En Afrique centrale, le Tchad, la République du Congo et la Guinée équatoriale figurent parmi les nations soumises à une interdiction totale. Cette mesure bloque l’accès aux visas d’immigration et de non-immigrant pour leurs ressortissants. Pour le Cameroun et le Gabon, la situation évolue vers des restrictions partielles et un durcissement des conditions d’obtention. Les autorités américaines justifient ces sanctions par l’absence de documents d’identité fiables, des failles dans le suivi des voyageurs et le refus de certains États de réadmettre leurs citoyens expulsés des États-Unis.

Le reste de l’Afrique subit également ce virage politique. Des pays comme le Nigeria, l’Éthiopie, l’Angola ou la Côte d’Ivoire voient leurs services de visa limités. Les nouveaux règlements imposent des visas à l’entrée unique avec une validité réduite à trois mois, contre deux ans auparavant pour les catégories affaires et tourisme. Washington pointe du doigt des taux de dépassement de durée de séjour jugés excessifs et des systèmes de recensement civil jugés défaillants.

Cette politique migratoire transforme les relations diplomatiques entre les États-Unis et le bloc africain. Les demandeurs de visa doivent désormais faire face à des frais exorbitants et à des délais de traitement prolongés. Pour les pays sous interdiction totale, les entretiens consulaires sont interrompus, obligeant les candidats au départ à suspendre leurs projets académiques, professionnels ou familiaux. Le département d’État maintient une vigilance accentuée sur la conformité des données biométriques et la sincérité des dossiers présentés par les voyageurs africains.

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