Une nouvelle poche d’hydrocarbures vient d’être mise au jour en mer au Congo. Le 14 avril 2026, TotalEnergies a annoncé depuis Brazzaville, une nouvelle découverte d’hydrocarbures en mer, dans le périmètre de la licence Moho. L’information, relayée par la Chambre africaine de l’énergie, tombe à point nommé pour un pays qui court après un objectif de production de 500 000 barils par jour, seuil que les autorités congolaises ont affiché comme horizon stratégique à court terme.
La structure ciblée, baptisée Moho G, qui concentre aujourd’hui plus de la moitié de la production nationale de brut, se trouve au cœur d’un ensemble déjà bien connu des géologues. Les équipes de forage y ont traversé une colonne d’hydrocarbures de 160 mètres, logée dans des réservoirs albiens. Couplée à la découverte voisine de Moho F, cette nouvelle poche porte les ressources récupérables estimées des deux gisements à 100 milliards de barils.
« La dernière découverte de TotalEnergies au Congo envoie un message fort au marché : c’est un pays où les infrastructures, les politiques et les partenariats se conjuguent pour dégager une réelle valeur. Le Congo prouve que l’exploration ne se limite pas aux bassins pionniers, mais consiste à maximiser ce dont on dispose déjà et à le faire de manière plus intelligente, plus rapide et plus efficace », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie (AEC).
Ce résultat ne doit rien au hasard. TotalEnergies opère sur ce bloc à hauteur de 63,5 %, aux côtés de la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) et de Trident Energy. Le groupe français a engagé plus de 500 millions de dollars dans le développement du complexe Moho Nord, et cette découverte s’inscrit dans sa logique d’exploration de proximité : trouver du pétrole là où les tuyaux existent déjà.
L’infrastructure au cœur de la stratégie
Moho G se trouve à portée des deux FPSO déjà en mer (les unités Alima et Likouf) dont la capacité de traitement combinée atteint 90 000 barils par jour. Le raccordement de ce nouveau gisement aux installations existantes réduira les délais de mise en production et les coûts d’investissement, deux paramètres décisifs dans un contexte de sélectivité accrue des capitaux internationaux.
Pour NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, le message envoyé au marché est clair : « Le Congo prouve que l’exploration ne se limite pas aux bassins pionniers, mais consiste à maximiser ce dont on dispose déjà et à le faire de manière plus intelligente, plus rapide. »
Un secteur qui s’élargit au-delà du pétrole
Brazzaville ne mise pas tout sur le brut. En décembre 2025, la mise en service de l’unité FLNG Nguya, pilotée par Eni, a constitué la deuxième étape du projet Congo LNG. Avec une capacité de 2,4 millions de tonnes par an, cette nouvelle installation porte la production totale de GNL du pays à trois millions de tonnes annuelles, faisant du Congo le cinquième exportateur de gaz naturel liquéfié du continent.
Parallèlement, l’opérateur Perenco a lancé en février 2026 la plateforme Kombi 2, un investissement de 200 millions de dollars sur le champ Kombi-Likalala-Libondo II, avec une campagne de six puits prévus pour courir sur toute l’année 2026.


