La place boursière unifiée de la CEMAC enregistre une reprise des échanges ciblant trois émetteurs dont les cours restent stables. La Société des Eaux Minérales du Cameroun (SEMC) comptabilise 155 titres à 49 000 FCFA, la Société Camerounaise de Palmeraies (SOCAPALM) traite 133 titres à 50 000 FCFA et la Société Africaine Forestière et Agricole du Cameroun (SAFACAM) totalise 10 titres à 30 000 FCFA. Les valeurs La Régionale, BANGE et SCG-Re ne recensent aucun mouvement. La capitalisation boursière totale se maintient à 477,75 milliards FCFA, pour un flottant coté de 69,57 milliards FCFA.
État du carnet d’ordres et du marché obligataire
Le carnet d’ordres expose un déséquilibre entre l’offre et la demande avec 540 actions à l’achat face à 2 175 actions à la vente. La pression vendeuse porte majoritairement sur SCG-Re et La Régionale. Le marché obligataire, constitué de 31 lignes, demeure atone. Aucun échange n’est constaté sur l’encours global de 1 305 milliards FCFA. L’offre disponible signale notamment 20 000 titres ALIOS-05 6 % BRUT 2025-2028 au pair.
Ce regain d’activité rompt avec l’inertie observée depuis le début du mois de janvier. Cette orientation confirme la vitalité des secteurs non-pétroliers en zone CEMAC, où la croissance hors pétrole est projetée à 6,5 % au Gabon pour l’année 2026 selon la BEAC. Le secteur agro-alimentaire bénéficie d’une inflation contenue sous le seuil de 3 %.
Les OPCVM appuient cette tendance avec des progressions constantes sur plus de 50 fonds. ASCA Horizon affiche une hausse de 0,09 % pour une performance cumulée de 56,33 % depuis 2018, tandis qu’AB Cash progresse également de 0,09 %, soit 28,76 % depuis 2021. Malgré les réformes de la COSUMAF, la liquidité limitée du marché impose une vigilance. L’absence de nouveaux émetteurs restreint la capacité de la BVMAC à s’imposer comme levier majeur du financement régional.
