Le gouvernement camerounais et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, hier 17 septembre 2025 dans la ville de Yaoundé, des accords de prêt d’un montant total de 89,2 milliards de FCFA. Cet appui financier est destiné à la mise en œuvre du programme « Bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région de l’Extrême-Nord » (CAP2E). Plus concrètement, ce programme vise entre autres à : renforcer les compétences techniques et professionnelles des jeunes et des femmes ; favoriser l’auto-emploi et l’insertion professionnelle à travers l’entrepreneuriat ; améliorer l’accès aux infrastructures sociales de base, avec une attention…
Auteur/autrice : Emilienne Nseme
Le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) représentent des menaces majeures pour la stabilité financière et la sécurité économique au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Engagée depuis quelques années dans un processus de réforme du cadre réglementaire sur le marché financier de la sous-région, la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (Cosumaf), a publié le 15 septembre 2025, des Lignes directrices relatives aux modalités de mise en œuvre des obligations de vigilance en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme sur le marché financier…
14 639 tonnes. C’est la quantité de bananes que le Cameroun via ses opérateurs, a exporté au mois d’août dernier, selon les données compilées par l’Association bananière du Cameroun (Assobacam). Ce chiffre est en baisse de 1 798 tonnes par rapport aux 16 437 tonnes au mois de juillet. Même si pour l’Assobacam ne donne pas les raisons, la contreperformance générale observée au cours de la période sous-revue, est perceptible auprès des quatre opérateurs actifs dans ce secteur d’activité. Plus concrètement, il s’agit d’abord des Plantations du Haut Penja (PHP) qui arrivent en tête et dont le volume d’exportation a régressé de 1 121 tonnes, passant de 10 208…
Le Gabon s’engage dans un ambitieux projet de modernisation urbaine avec la création d’une nouvelle capitale administrative baptisée « Libreville 2 ». Portée par le gouvernement et dotée d’un investissement prévisionnel de 1 875 milliards de FCFA, cette initiative vise à désengorger la capitale actuelle, améliorer l’organisation territoriale et offrir un cadre de vie durable et structuré aux populations. Située dans la zone d’Andeme, à environ 40 km de Libreville, la future cité s’étendra sur 30 000 hectares. Elle accueillera à terme plusieurs institutions de l’État, dont un nouveau palais présidentiel, une cité ministérielle, ainsi que les sièges de l’Assemblée nationale,…
Plus de dix ans après son adoption, la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) reste encore largement théorique. Officiellement décidée en 2013 et entérinée en 2017 par l’ensemble des États membres, cette ambition se heurte toujours à des réalités de terrain qui ralentissent la dynamique d’intégration régionale…Cliquez sur le lien pour lire l’intégralité de l’article
Le Gabon amorce une nouvelle étape vers la souveraineté industrielle. À compter du 1er janvier 2027, l’importation du clinker, composant essentiel dans la fabrication du ciment, sera officiellement interdite sur l’ensemble du territoire national. L’annonce a été faite par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors du Conseil des ministres tenu le 8 septembre 2025. « Cette matière première, essentielle à nos grands chantiers, pèse lourdement sur la balance commerciale depuis l’arrêt de sa production locale en 2024 », a déclaré le Chef de l’État, soulignant la nécessité de réduire la dépendance extérieure en matière de matériaux…
Grâce à la bonne tenue des exportations de matières premières, le Gabon a enregistré un excédent commercial en 2024, confirmant la solidité de sa position extérieure. Selon les données de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), la balance commerciale du Gabon affiche un excédent de 3 433,5 milliards de FCFA au cours de la période sous revue, légèrement supérieur à celui enregistré en 2023 (3 370,8 milliards de FCFA). Cet indicateur clé traduit une hausse des exportations évaluées à hauteur de 5 752,1 milliards de FCFA, en hausse de 1,6 % par rapport à 2023. Cette performance a été soutenue par la progression du manganèse…
Une nouvelle étape dans la modernisation de la commande publique. Le gouvernement a organisé, à Brazzaville, un atelier de validation de la matrice des indicateurs destinée à évaluer la performance du système national de passation des marchés publics. Ce document servira désormais de référence pour identifier les réformes prioritaires et améliorer l’efficacité des processus. L’objectif de cet atelier était de finaliser les outils techniques permettant de mesurer objectivement la qualité, l’efficience et la transparence du système de la planification à l’exécution des marchés. Les participants, issus des institutions publiques, du secteur privé et des partenaires techniques, ont examiné en détail…
Le Congo franchit un cap décisif dans sa stratégie de développement énergétique. En août 2025, les autorités congolaises ont signé un accord avec la société pétrolière chinoise Wing Wah, portant sur 23 milliards de dollars, soit environ 12 955 milliards de FCFA. Cet accord porte sur le développement intégré des blocs pétroliers de Banga Kayo, Holmoni et Cayo. Objectif : doubler la production nationale pour atteindre 200 000 barils par jour d’ici 2030, contre environ 100 000 barils/j actuellement, selon les données du ministère des Hydrocarbures.Cet accord, faut-il le dire, se présente aussi comme un levier de souveraineté énergétique, en valorisant le gaz…
La République centrafricaine (RCA) prévoit de lever 17,5 milliards de FCFA sur le marché sous-régional des titres publics, au cours du troisième trimestre 2025. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de financement du budget de l’État, en appui aux recettes fiscales encore fragiles. En effet, les ressources mobilisées serviront principalement à financer des projets de développement, avec pour finalité de stimuler la relance économique et améliorer les conditions de vie des populations, dans un contexte de sortie progressive des crises sécuritaires et socio-économiques. D’après les données du ministère des Finances et du Budget, 15 milliards de FCFA ont déjà été…
