L’étroitesse du marché financier unifié de l’Afrique Centrale a rarement été aussi flagrante que lors de la séance de cotation du 16 avril 2026. Alors que l’ensemble des compartiments affichait une inertie quasi totale, le sort de la capitalisation boursière régionale s’est joué sur un seul titre. La Société Camerounaise de Palmeraies a focalisé toute l’attention, non par l’abondance de ses échanges, mais par la violence de sa correction technique. En l’espace d’une séance, la valeur a touché son seuil bas, entraînant une évaporation comptable de plusieurs milliards de FCFA pour l’ensemble de la place de Douala. L’unique mouvement significatif…
Auteur/autrice : Fadira Etonde
Le long marathon boursier de BGFI Holding Corporation (BHC) touche enfin à son terme. Réuni en visioconférence le 7 avril dernier, le Comité d’Admission et de Développement (CAD) de la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) a levé le dernier verrou réglementaire par la décision N° CAD/07-04-2026/02, ouvrant la voie à l’inscription du géant bancaire au Compartiment A-Premium, l’élite de la cote régionale. L’autorisation intervient après un processus semé d’embûches, marqué par des recours judiciaires et plusieurs prolongations de la période de souscription. Une collecte en deçà des ambitions initiales L’opération porte sur 566 561 titres de capital,…
La Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale n’a guère vibré lors de cette séance du mardi 14 avril. Le BVMAC All Share Index s’est stabilisé à 1 147,20 points, reflétant un marché où l’attentisme dicte la conduite des opérateurs. Dans ce paysage feutré, seule la Société Camerounaise de Palmeraies (Socapalm) est parvenue à animer le compartiment actions : 38 titres ont changé de mains au prix stable de 55 000 FCFA, générant un flux de transactions de 2,09 millions de FCFA. Un carnet d’ordres sous tension Au-delà de ces échanges modestes, la véritable information se niche dans la structure…
L’immobilisme gagne du terrain. Malgré un carnet d’ordres qui ne désemplit pas, la séance du 13 avril 2026 restera comme celle d’un rendez-vous manqué. Sur les six émetteurs du compartiment des actions, seule la Socapalm a réussi à faire bouger les lignes. Mais l’échange de 24 titres pour un montant de 1,32 million FCFA fait figure d’anecdote face à la masse d’ordres restés en souffrance. Le constat est particulièrement frappant pour Safacam et SCG-Ré où les intentions d’achat et de vente s’entrechoquent sans jamais se rencontrer, la faute à des exigences de prix trop éloignées pour déclencher le « matching…
À la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale, le diable se niche désormais dans l’unité. Dans un marché où les investisseurs institutionnels semblent avoir suspendu leur souffle, une transaction unique portant sur onze actions Socapalm a dicté la loi le 7 avril 2026. Pour un montant total dérisoire de 605 mille FCFA, le cours de l’huile de palme a reculé d’un franc symbolique, passant de 55 001 à 50 000 FCFA. Ce frémissement, imperceptible pour le néophyte, a pourtant entraîné mécaniquement la destruction de 4,5 millions FCFA de capitalisation boursière globale. La dictature de l’arithmétique Ce phénomène de destruction…
Le marché financier d’Afrique centrale vient de faire la démonstration par l’absurde de son extrême étroitesse. Lors de la séance de cotation du lundi 6 avril 2026, la BVMAC, a vu son indice de référence s’apprécier de 0,84 % pour atteindre 1 147,21 points, uniquement portée par l’échange d’un modeste bloc de 150 actions de la Société africaine forestière et agricole du Cameroun, Safacam. Cette transaction unique, d’une valeur globale de 4 950 000 FCFA, a propulsé le cours de la valeur de 8,20 % à 33 000 FCFA, entraînant mécaniquement dans son sillage l’ensemble de la valorisation du compartiment…
Le chiffre d’affaires famélique de 3,55 millions FCFA enregistré lors de cette séance ne traduit pas un calme plat, mais bien une paralysie inquiétante de la liquidité. Dans un marché secondaire digne de ce nom, un échange portant sur seulement 83 actions de la société forestière Safacam aurait été une goutte d’eau dans l’océan. À la BVMAC, cette transaction isolée a agi comme un détonateur. Elle a provoqué un plongeon spectaculaire du cours de l’action de 7,58 % pour finir à 30 500 FCFA. Ce manque cruel de contreparties acheteuses transforme la moindre velléité de sortie en un véritable parcours…
C’est un véritable coup de tonnerre pour les amoureux de café du monde entier. Votre tasse du matin pourrait bientôt avoir un goût très amer, voire devenir un produit de luxe inaccessible. Le café, qui s’impose fièrement comme la troisième boisson la plus consommée à l’échelle planétaire après l’eau et le thé, s’apprête à traverser de fortes zones de turbulences. Une étude publiée par le groupe bancaire néerlandais Rabobank révèle qu’environ 20 % des surfaces actuellement dédiées à la culture du café arabica pourraient devenir totalement inaptes à la production à l’horizon 2050. Cette proportion alarmante représente plus du double…
La semaine s’est achevée dans le calme sur le marché des actions de la BVMAC. Selon des données compilées par Harvest Asset Management, au 30 mars 2026, aucune des six valeurs cotées n’a enregistré de variation hebdomadaire, toutes affichant un taux de 0,00 %. Ce gel apparent des cours ne doit cependant pas masquer des dynamiques annuelles contrastées, qui dessinent des trajectoires bien différentes selon les secteurs. Avec une capitalisation boursière globale de 504 544 948 600 FCFA, le marché des actions de la zone CEMAC reste modeste au regard des grandes Bourses africaines, mais il concentre des valeurs dont…
L’art de l’observation l’emporte une fois de plus sur l’action à Douala. La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale a entamé la semaine comme elle avait achevé la précédente, s’enfermant dans une paralysie presque parfaite. L’indice général BVMAC All Share Index est resté strictement figé à 1147,20 points. Une léthargie de façade qui masque pourtant une réalité beaucoup plus frustrante pour les courtiers de la zone CEMAC, puisque les investisseurs ont faim de papier mais refusent d’acheter à n’importe quel prix. La physionomie des carnets d’ordres au coup de cloche final trahit ce blocage psychologique profond. Les investisseurs se…
