Actualité en continu
◆Décentralisation routière : Les transferts du MINTP aux communes bondissent de 27 % entre 2024 et 2026◆Marché financier : La Cosumaf recadre les émetteurs étrangers et verrouille l’accès à l’épargne en zone CEMAC◆Financement : La BDEAC réussit une levée historique de 222 millions de dollars sur les marchés internationaux◆Cameroun : Le gouvernement veut relancer le chantier de la régulation des cryptomonnaies en 2027◆Or de Bibemi : Oriole Resources négocie son permis d’exploitation avec l’État ◆Filière avicole : La production camerounaise augmente de 50 % en quinze ans◆Yaoundé : Les tarifs des taxis augmentent après le durcissement des contrôles◆BVMAC : La SEMC sort de la léthargie avec un échange d’1,5 million de FCFA, l’indice A-S neutralisé par des carnets vendeurs saturés◆Infrastructure : La BID engage 139,3 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam◆Logistique portuaire et sécurité alimentaire : BGFIBank Cameroun impulse le méga-projet KOGT au Port de Kribi◆Décentralisation routière : Les transferts du MINTP aux communes bondissent de 27 % entre 2024 et 2026◆Marché financier : La Cosumaf recadre les émetteurs étrangers et verrouille l’accès à l’épargne en zone CEMAC◆Financement : La BDEAC réussit une levée historique de 222 millions de dollars sur les marchés internationaux◆Cameroun : Le gouvernement veut relancer le chantier de la régulation des cryptomonnaies en 2027◆Or de Bibemi : Oriole Resources négocie son permis d’exploitation avec l’État ◆Filière avicole : La production camerounaise augmente de 50 % en quinze ans◆Yaoundé : Les tarifs des taxis augmentent après le durcissement des contrôles◆BVMAC : La SEMC sort de la léthargie avec un échange d’1,5 million de FCFA, l’indice A-S neutralisé par des carnets vendeurs saturés◆Infrastructure : La BID engage 139,3 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam◆Logistique portuaire et sécurité alimentaire : BGFIBank Cameroun impulse le méga-projet KOGT au Port de Kribi◆Décentralisation routière : Les transferts du MINTP aux communes bondissent de 27 % entre 2024 et 2026◆Marché financier : La Cosumaf recadre les émetteurs étrangers et verrouille l’accès à l’épargne en zone CEMAC◆Financement : La BDEAC réussit une levée historique de 222 millions de dollars sur les marchés internationaux◆Cameroun : Le gouvernement veut relancer le chantier de la régulation des cryptomonnaies en 2027◆Or de Bibemi : Oriole Resources négocie son permis d’exploitation avec l’État ◆Filière avicole : La production camerounaise augmente de 50 % en quinze ans◆Yaoundé : Les tarifs des taxis augmentent après le durcissement des contrôles◆BVMAC : La SEMC sort de la léthargie avec un échange d’1,5 million de FCFA, l’indice A-S neutralisé par des carnets vendeurs saturés◆Infrastructure : La BID engage 139,3 milliards de FCFA pour la réhabilitation de la route Douala-Bafoussam◆Logistique portuaire et sécurité alimentaire : BGFIBank Cameroun impulse le méga-projet KOGT au Port de Kribi
L'Economie Business Summit 2026
EBS

Finances publiques : Le Gecam réclame un rééquilibrage en faveur de l’investissement

14 septembre 2026Mis à jour le 14 septembre 2026Temps de lecture 2 min
Finances publiques : Le Gecam réclame un rééquilibrage en faveur de l’investissement
L'ECONOMIE

Entre 2016 et 2026, la part des dépenses de fonctionnement dans le budget de l’État est passée de 65,1 % à 79,2 %. Le patronat camerounais demande un rééquilibrage en faveur de l’investissement, alors que la pression fiscale sur les entreprises continue de progresser.

Le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) veut infléchir la structure des dépenses publiques. Lors de sa rentrée économique, organisée le 10 septembre 2026 à Douala, le patronat a mis en avant la progression continue des dépenses de fonctionnement au détriment des investissements publics. En dix ans, leur poids dans le budget de l’État est passé de 65,1 % à 79,2 %, soit une progression de 14,1 points. Dans le même temps, la part consacrée à l’investissement est tombée de 34,9 % à 20,8 %.

Cette évolution traduit, selon le Gecam, un déplacement des arbitrages budgétaires vers les dépenses courantes. La tendance intervient alors que les entreprises formelles sont davantage sollicitées pour alimenter les recettes publiques. Pour 2026, les objectifs de recouvrement assignés à la Direction générale des impôts s’élèvent à 3 600 milliards de FCFA, contre 3 200 milliards en 2025. Cette hausse de 400 milliards, soit 12,5 %, intervient dans une économie dont la croissance est projetée à 3,5 %.

La pression sur les recettes internes ne se limite pas aux montants nominaux. Les recettes internes non pétrolières doivent représenter 13,9 % du PIB en 2026, contre 13,2 % l’année précédente. Pour le secteur privé formel, cette progression des objectifs de mobilisation fiscale intervient parallèlement à une réduction relative de la place de l’investissement dans la dépense publique.

La dette réduit les marges budgétaires

Cette configuration est également liée au poids de la dette publique. À fin juin 2026, l’encours cumulé de la dette de l’État est estimé à 15 607 milliards de FCFA, soit 44,2 % du PIB. Son service représente près de 40 % des charges de l’État, tandis que l’investissement en absorbe environ 23 %.

La combinaison du service de la dette et de dépenses de fonctionnement élevées réduit ainsi les marges disponibles pour les dépenses en capital. Pour le patronat, cette structure pose la question de la capacité du budget à soutenir durablement les infrastructures et, plus largement, l’activité productive.

Le Gecam souhaite désormais que le projet de loi de finances 2027 infléchisse cette trajectoire. Son président, Célestin Tawamba, appelle les pouvoirs publics à faire progresser les dépenses de fonctionnement à un rythme inférieur à celui des investissements.

L’objectif affiché est de rétablir progressivement un meilleur équilibre entre les dépenses nécessaires au fonctionnement de l’administration et celles destinées à renforcer les capacités productives du pays. Pour le patronat, l’enjeu dépasse la seule construction d’infrastructures : il s’agit aussi de donner davantage d’effet économique aux prélèvements fiscaux supportés par les entreprises et de renforcer la capacité du budget à soutenir la création de richesses.

Recevez notre briefing économique

Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail

Tags :Actualité du CamerounCamerounFinances PubliquesGecam
Partager :FacebookXWhatsApp
Souscrivez à un abonnement numérique annuel à 50 000 FCFA