Développement de l’élevage et l’aquaculture : La Commission économique du bétail dresse sa feuille

Elle a élaboré les grandes lignes de son plan stratégique 2026-2035 il y a quelques jours à Douala.
Du 24 au 26 juin 2026, la ville de Douala, capitale économique du Cameroun a abrité les travaux de l’atelier de validation du Plan d’action stratégique économique du bétail, de la viande et des ressources halieutiques (Cebevirha). Les travaux ont porté sur trois grands axes : l’augmentation de la production régionale, le développement de chaînes de valeur compétitives et le renforcement de la gouvernance institutionnelle.
L’objectif des assises était d’élaborer une nouvelle stratégie 2026-2035 qui prend en compte les défis auxquels fait face la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) dans les domaines susmentionnés en proposant des solutions concrètes. Entre autres défis, l’on a évoqué l’accroissement des échanges entre les pays de la sous-région afin de permettre l’optimisation de la production animale et lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire.
Ledit atelier s’est tenu dans un contexte où la production des filières agro-sylvo-pastorale et halieutiques en zone CEMAC est jugée très faible. Selon les experts à ce jour, le cheptel de la CEMAC est estimé à environ 200 millions de têtes de bétail. L’un des axes majeurs du futur plan consiste à accroître l’offre régionale en produits d’origine animale et halieutique à travers des systèmes de production durables et climato-résilients.
Outre l’insuffisance de la production, la sous-région connait également le problème du manque d’infrastructures de transformation, des pertes post-récoltes élevées, des difficultés de circulation du bétail et des produits halieutiques et une vulnérabilité croissante aux effets du changement climatique.
Selon les chiffres du Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC (Pre-CEMAC), seulement trois d’entre eux sont considérés comme producteurs de viande bovine, à savoir le Cameroun, la RCA et le Tchad. Le Nigéria absorbe à lui seul environ 80% des exportations de la filière bovine de la CEMAC et 90% des exportations de bétail sur pieds du Tchad.
Les estimations indiquent que pour la plupart des pays de la CEMAC, les pourcentages d’abattages contrôlés restent très faibles de l’ordre de 40% pour les bovins. Cette insuffisance d’offre a occasionné en 2018 des importations de viande et abats comestibles de 237 milliards FCFA à l’échelle de la CEMAC.
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