Une bouffée d’oxygène pour l’aéroport de Bamenda, dans le Nord-Ouest. La plateforme a désormais un nouveau visage, grâce aux travaux exécutés entre le 6 janvier et le 21 avril 2026. Soit, un peu plus de trois mois, pour cette opération dont le coût est estimé à 700 millions de FCFA, financée par la société Aéroports du Cameroun (ADC). Les ressources ont été dirigées vers 31 projets qui affichent à ce jour un taux d’exécution de 100%. Les interventions réalisées concernent aussi bien « l’embellissement de l’aérogare que la sécurisation des infrastructures techniques, l’assainissement général de la plateforme et le renforcement des équipements d’exploitation.
Les prestations incluent ainsi : le rafraîchissement des peintures intérieures et extérieures de l’aérogare ; la réfection de plusieurs blocs toilettes ; la réhabilitation des équipements de la centrale hydraulique ; le remplacement des vannes clapets et la correction des fuites du réseau hydraulique ; le marquage des chaussées aéronautiques; l’entretien général des pistes et aires de mouvement ; la réhabilitation des éclairages intérieurs, extérieurs et de l’aire de trafic ; le nettoyage général de la plateforme et l’entretien des espaces verts ; l’aménagement du salon VIP et le renouvellement de son mobilier ainsi que le transfert et le rafraîchissement des équipements d’assistance au sol.
Plus de 5 ans d’inactivité
Pour des raisons sécuritaires, l’aéroport de Bamenda est resté fermé à l’exploitation depuis 2020. Depuis le 16 avril dernier, la plateforme écrit son histoire autrement : la reprise d’activité avec l’arrivée du pape Léon XIV, à l’occasion d’une visite axée sur la paix et la réconciliation.
« Face à l’ampleur des exigences protocolaires, sécuritaires et opérationnelles liées à un événement d’une telle envergure, ADC S.A. a engagé, dans des délais contraints, une vaste opération de remise à niveau de la plateforme aéroportuaire afin de permettre l’accueil du Saint-Père et des nombreuses délégations attendues dans des conditions acceptables de sécurité, de fonctionnalité et de décence institutionnelle », indique la société.
Le dernier vol commercial enregistré à l’aéroport de Bamenda remonte donc à six ans. Ce qui pourrait justifier en partie, l’ampleur des travaux « pour redonner à cette infrastructure stratégique un niveau minimal de fonctionnalité » ainsi qu’une image plus conforme aux exigences d’exploitation aéroportuaire. Au-delà de la visite, ils ont permis de préserver les infrastructures existantes et de redonner temporairement à l’Aéroport de Bamenda un niveau de fonctionnalité s’arrimant aux normes.


