Le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim, Pr Fuh Calistus Gentry, a lancé le 27 avril 2026 une opération de contrôle de l’exploitation aurifère dans la région de l’Est. La mission, prévue jusqu’au 29 avril, couvre les départements du Lom-et-Djerem et de la Kadey.
Le membre du gouvernement a annoncé des mesures immédiates contre les activités menées en dehors du cadre légal. « Les opérateurs doivent respecter la loi et les normes environnementales ou cesser leurs activités », a-t-il déclaré. Les équipes déployées procèdent à la fermeture des unités de traitement non autorisées, à la saisie d’équipements et à l’arrêt des installations électriques sur les sites concernés.
À Bétaré-Oya, des interventions ont été menées sur plusieurs exploitations, dont Climat Doubaï, Shen-Xin et Galaxy Mining. Le matériel a été saisi et les exploitants sommés de quitter les lieux. Selon les premières données, plus de 170 sites illégaux ont été recensés dans la zone.
Parallèlement aux contrôles, une concertation est annoncée avec les acteurs du secteur. Elle porte sur les conditions d’octroi des autorisations d’exploitation artisanale et sur l’organisation des activités. Une zone d’environ 3 000 km² est réservée aux opérateurs en règle.
Le dispositif introduit de nouvelles exigences. Une caution environnementale de 63 millions de FCFA est requise pour la réhabilitation des sites. Une taxe minière libératoire de 25 % est appliquée. Les opérateurs doivent déclarer les volumes produits, avec un seuil minimal fixé à 5 kg d’or par mois. Un délai de six mois est accordé pour se conformer à ces dispositions.
L’opération vise aussi la collecte des recettes et le suivi des flux d’or. La production nationale est estimée à environ 15 tonnes par an. Les autorités entendent améliorer la traçabilité et réduire les pertes liées aux circuits informels. La Société nationale des mines (Sonamines) est appelée à intervenir dans la commercialisation, en lien avec les services locaux chargés du contrôle.
Cette action combine mesures de police administrative et réorganisation du secteur, avec pour objectif l’encadrement des exploitations artisanales et le respect des obligations fiscales et environnementales.
Lutricia ATOL


