Pêche : Le Cameroun revendique une production de 10200 tonnes de crevettes par an - L'Economie - Actualité économique, Cemac, Afrique

Bannie de l’espace de l’Union Européenne (UE) depuis 2004 pour des raisons hygiéniques, la crevette camerounaise pourrait bientôt retrouver ce marché peuplé d’un peu plus de 449 millions d’âmes. Lors de la célébration le 21 novembre, de la première édition de la Journée mondiale de la Pêche, couplée à la journée promotionnelle de la crevette camerounaise, le projet Fish4ACP, piloté par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) sur financement de l’UE et du ministère fédéral allemand de la Coopération, a dressé le bilan de sa mise en œuvre au Cameroun.

Axé sur l’accroissement de la productivité et de la compétitivité de 12 chaînes de valeur de la pêche et de l’aquaculture dans 12 pays membres de de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP), ce projet, au niveau national, met une emphase sur la pêcherie crevettière, avec quatre espèces de crevettes exploitées par la pêche industrielle et artisanale.

Selon les données actualisées communiquées par Gérald Tchatchoua, représentant par intérim de la FAO au Cameroun lors de la célébration du 21 novembre à Kribi, la crevette, principal produit d’exportation maritime du pays, est capturée annuellement à environ 10 200 tonnes, dont 4 200 tonnes proviennent de la pêche industrielle et plus de 6 000 tonnes de la pêche artisanale. « La chaîne de valeur de la crevette génère des revenus dépassant 58 millions USD (soit 36,3 milliards de FCFA, Ndlr.), et emploie environ 11 700 personnes. Il est donc impératif d’assurer une gestion efficace des stocks et l’organisation des acteurs de cette chaîne de valeur pour garantir la durabilité sociale, économique et environnementale et préserver la biodiversité marine », a déclaré Gérald Tchatchoua.

En effet, l’Union européenne, dénonçant un manque d’hygiène dans le processus de capture, de manipulation, de conservation et d’acheminement vers le marché européen des crevettes camerounaises, avait interdit les exportations sur son territoire de ce fruit de mer, depuis 2004. En retrait sur le marché international, la valeur des exportations de crevettes du Cameroun était de 598,6 millions de FCFA (moins de 0,01% de la valeur des exportations mondiales) pour un volume de 143 tonnes, ce qui lui a valu la soixante-dix-neuvième position parmi les pays exportateurs.

Pour une éventuelle reprise des exportations camerounaise vers l’Union européenne, la FAO met en œuvre depuis 2021, le projet Fish4ACP, initié par de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP). L’analyse de la chaîne de valeur de la crevette du projet porte sur quatre espèces, toutes issues de la pêche maritime notamment crevette rose, (Penaeus notialis), gambas (Penaeus monodon), crevette grise ou crevette de Guinée (Parapenaeopsis atlantica), et la crevette tigrée (Penaeus kerathurus).

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