Première étape franchie. La Table ronde des bailleurs et partenaires du programme PPP du Cameroun a ouvert ses travaux hier à Yaoundé. Objectif, susciter l’intérêt des bailleurs et investisseurs et amorcer une dynamique de mise en relation, pour les projets retenus dans le cadre dudit programme. 27 au total, ceux-ci concernent les secteurs stratégiques tels que les infrastructures, les transports, l’énergie, l’aménagement urbain, l’agriculture et l’industrie etc, pour un besoin de financement global de 21000 milliards de FCFA.
Les assises en cours consistent à donner une information concrète des documents sur les projets retenus en PPP qui recherchent des financements. Aussi, présenter le portefeuille de projets structurants. Des travaux à l’issue desquelles une plateforme digitale sera lancée et présentera les enjeux de la démarche camerounaise, les projets à financer, leur niveau de maturité, les conditions d’investissement ainsi que les garanties offertes par l’Etat du Cameroun. Mais, également étiqueter les manifestations d’intérêt des bailleurs et partenaires et potentiellement la conclusion des accords de financement concrets pour des projets prioritaires.
Dans son propos liminaire, Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, chargé de la Planification, le représentant du Minepat invite les partenaires à découvrir le programme PPP que propose le Cameroun, mais aussi à s’engager comme partenaires du développement du pays, que ce soit pour financer les études de faisabilité ou pour investir dans des projets avec un niveau satisfaisant de préparation. Pour lui, leur contribution sera « déterminante ». « Votre investissement est important pour l’amélioration de la qualité de nos infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des populations », va-t-il préciser.
Un modèle financier incontournable
Faire du Cameroun un nouveau pays industrialisé en lui permettant d’intégrer la classe de pays à revenu intermédiaire, à tranche supérieure. C’est l’ambition de la Stratégie nationale de développement à l’horizon 2030 (SND30), nouvelle boussole de développement du Cameroun pour la décennie. Pour y arriver, le secteur privé a été mis au centre de la création des richesses. L’Etat dans son rôle de stratège a crée un environnement propice à l’investissement et sécurisé les cadres contractuels.
Le modèle financier de la SND30 repose sur la coopération bilatérale et multilatérale même si les partenariats public-privé restent le modèle privilégié. Dans un contexte de dégradation des ressources publiques, « les PPP s’imposent comme une voie incontournable pour financer les projets structurants qui transformeront notre économie », a souligné Paul Tasong.
Le programme de PPP du Cameroun se veut ambitieux et structuré et s’articule autour de 4 axes : l’identification des projets éligibles aux PPP ; la maturation des projets et le financement des études ; le renforcement des capacités des acteurs ; l’appui à la conclusion et à la mise en œuvre des contrats. Il vise à accompagner l’Etat dans ses missions de service public à travers des contrats à long terme avec le secteur privé.
La table ronde qui s’achève demain (30 avril 2026), « s’inscrit dans un processus qui devra nous permettre d’organiser un certain nombre de roadshows, surtout pour ceux qui s’intéressent à notre programme de PPP. Aujourd’hui nous lançons ce processus qui devrait permettre d’ouvrir un portail web, où sera présenté le premier portefeuille de projets éligibles à ces financements. Par la suite nous allons organiser des roadshow, pas seulement au Cameroun, en Europe, Moyen-Orient, Amérique, un peu partout dans le monde, où nous allons pressentir un potentiel de mobilisation de financement », indique le ministre délégué.
Organisateur de la Table ronde des bailleurs de fonds et partenaires PPP, A2S International est celui qui va orchestrer tous ces événements. « Notre rôle sera d’attirer des investisseurs de par le monde, et de leur montrer les atouts du Cameroun, leur présenter le pays comme terre d’investissement. Et aussi leur montrer le cadre légal », a précisé Abdou Samb, Président A2S international.

