Le 3 avril 2026, à l’occasion de la clôture de la visite officielle du président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa, le président ghanéen John Mahama a annoncé une mesure majeure : à compter du 25 mai 2026, date symbolique de la Journée de l’Afrique, les citoyens africains n’auront plus besoin de visa pour entrer au Ghana.

Cette réforme s’inscrit dans la continuité d’une initiative lancée en 2025 par l’ancien président Nana Akufo-Addo, qui n’avait pu la concrétiser avant la fin de son mandat. En reprenant ce projet, John Mahama entend positionner Accra comme un véritable carrefour de la mobilité africaine. Le ministre des Affaires étrangères, Sam Okudzeto Ablakwa, souligne que cette mesure est au cœur d’une stratégie ambitieuse visant à transformer le pays en un hub touristique et économique incontournable.

Si les visas sont supprimés, la sécurité reste une priorité. Le gouvernement insiste sur le maintien des contrôles aux frontières afin de garantir la sûreté nationale. Par ailleurs, une plateforme numérique de e-visa sera mise en place pour assurer une gestion efficace et moderne des flux migratoires, conciliant ainsi fluidité et rigueur administrative.

Avec cette décision, le Ghana rejoint les rangs de pays africains tels que le Rwanda, le Bénin, la Gambie et les Seychelles, qui ont déjà adopté la libre circulation totale. Au-delà de la symbolique, cet engagement traduit une ambition économique claire : faciliter les déplacements professionnels et touristiques pour soutenir les objectifs de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Pour les entrepreneurs, étudiants et voyageurs du continent, la suppression du visa ouvre la porte à une nouvelle ère de liberté. Le Ghana ne se contente pas d’ouvrir ses frontières : il lance une invitation à bâtir ensemble un avenir africain sans barrières artificielles.

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