La délégation a inspecté les équipements en cours de production, échangé avec les équipes techniques des partenaires et contrôlé la conformité des modules aux normes de qualité, de sécurité et de performance du projet. Un démarrage partiel à 10 000 barils par jour est prévu au second semestre 2026, selon un calendrier de production anticipée validé en décembre 2025 lors d’un conseil d’administration de Cstar. Ce volume représente environ un tiers de la capacité finale annoncée, fixée à 30 000 barils par jour, et couvrirait approximativement 22 % de la demande nationale en diesel et en essence.

Sur le terrain, une base vie est installée sur le site de Mboro, avec une mission d’ingénieurs déployée depuis janvier 2026. Les travaux de déforestation et de terrassement avancent dans le calendrier fixé, parallèlement à la fabrication des modules à l’étranger, principe même de la technologie retenue. La modularisation consiste à fabriquer en usine des unités complètes (distillation, traitement, stockage, systèmes électriques et utilitaires) testées avant expédition, puis assemblées sur site. Cette approche permet de conduire simultanément la préparation du terrain et la production des équipements, avec des réductions de délais documentées de 20 à 50 % par rapport aux méthodes conventionnelles.

Le projet est porté par CSTAR, société détenue à 49 % par Ariana Energy, 31 % par Tradex et 20 % par la SNH, constituée après l’incendie qui avait mis hors service l’unique raffinerie du pays en mai 2019. Le coût total du projet est désormais évalué à 372 milliards de FCFA. La SNH a mobilisé 120 milliards de FCFA via une syndication bancaire structurée par BGFI Bank Cameroun, à laquelle ont participé Afriland First Bank, CCA Bank, SCB Cameroun et BICEC, couvrant ainsi 32 % du financement global. Le bouclage du tour de table reste à finaliser.

Kribi abrite un port en eaux profondes qui facilite l’acheminement du brut et l’exportation d’éventuels surplus, conférant au site une vocation régionale. Le projet, implanté sur 250 hectares à Mboro, table sur 2 000 emplois directs et 5 000 emplois indirects, avec un transfert de technologie prévu.

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