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Financement : Le CSFEF exige 6 % du PIB pour l’éducation dans les pays francophones

22 mai 2026Mis à jour le 22 mai 2026Temps de lecture 2 min
Financement : Le CSFEF exige 6 % du PIB pour l’éducation dans les pays francophones
L'ECONOMIE

De ces travaux est né un projet stratégique bâti autour de quatre axes prioritaires. Le premier consiste en une campagne de plaidoyer pour l’éducation publique dans l’espace francophone, visant à améliorer les conditions de travail des personnels enseignants. Le deuxième axe porte sur l’instauration d’un dialogue social avec les institutions francophones, notamment autour du Programme d’analyse des systèmes éducatifs (Pasec) de la Conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (Confemen).

À ce titre, le Csfef réclame que les gouvernements consacrent au minimum 6 % du Produit intérieur brut (PIB) et 20 % des dépenses publiques à l’éducation. Ces seuils, jugés incompressibles, doivent permettre de recruter et de former davantage d’enseignants, de réduire les effectifs par classe, d’améliorer les conditions de travail, de lutter contre les inégalités territoriales et de genre, et de garantir une éducation tout au long de la vie.

« Le Pasec est une évaluation des élèves qui permet d’étudier les résultats nationaux et de formuler des préconisations pour les politiques éducatives. C’est un outil que nous soutenons pour assurer la qualité des systèmes éducatifs. Nous souhaitons travailler avec la Confemen afin que les personnels éducatifs se l’approprient et en exploitent pleinement les résultats », a expliqué Nicolas Anoto, vice-président aux communications du Csfef.

Droits syndicaux, intelligence artificielle et éducation à la paix

Les deux derniers axes du projet stratégique portent, d’une part, sur le renforcement des droits syndicaux et la solidarité entre organisations du Nord et du Sud, en particulier envers les pays en crise. D’autre part, les pays membres sont appelés à investir davantage dans les enjeux d’avenir : l’éducation à la paix, la prévention des violences en milieu scolaire et l’intégration de l’intelligence artificielle dans les pratiques éducatives.

Sur le plan opérationnel, le Csfef a également annoncé l’avancement de ses cercles d’études dédiés à la formation des responsables syndicaux pour le développement des systèmes éducatifs. « Ces projets sont déjà mis en œuvre au Bénin, au Tchad et en République démocratique du Congo. Nous préparons une extension au Cameroun, au Burundi et au Burkina Faso, même si le montage financier est encore en cours. Nous communiquerons sur le lancement dans les prochains mois », a assuré Nicolas Anoto.

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Tags :AfriqueCamerounCEMACFinancementPIB
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