A date, qu’est-ce qu’il en est du fonctionnement du Fonds de garantie aux jeunes entrepreneurs (Foga-Jeune) dans la région de l’Est en général et la ville de Bertoua en particulier ?

Fogajeune fonctionne très bien tant au niveau de la région de l’Est que dans la ville de Bertoua. Nous remplissons nos missions régaliennes c’est-à-dire nous avons un chef d’antenne régionale que je suis, accompagné de quatre collaborateurs chargés des affaires juridiques, du suivi, des opérations et des statistiques. Nous sommes logés ici à la délégation du ministère de la Jeunesse et de l’éducation civique.

Vos missions sont-elles remplies au niveau de la région ?

Nos missions consistent à prendre les jeunes en charge les jeunes qui ont préalablement été sélectionnés au comité national de crédit. Nous les aidons à ouvrir leurs comptes dans un établissement de microfinance ou une banque retenue à cet effet. Nous les appuyons et les amenons à décaisser leur argent selon un plan de décaissement préalablement défini. Nous les aidons à entrer en possession des équipements qui leurs sont fournis et du fonds de roulement, puis nous les suivons dans la mise en œuvre de leurs projets.

Combien de projets ont été financés à date par Fogajeune dans la région de l’Est ?

Il faut déjà dire que le Fogajeune sort du Fonds national d’insertion des jeunes. Si on considère toutes ces dénominations, nous avons déjà financé 948 jeunes porteurs de projets entre 2018 et 2026 dans la région de l’Est, pour un montant global de plus de 1,3 milliard FCFA avec un nombre d’emplois directs générés qui est de 2 844.

Quels sont les secteurs d’activités qui ont le plus été financés par Fogajeune pendant cette période ?

Les projets relatifs à l’agriculture avec toutes ses composantes en incluant l’élevage, la pisciculture, ont été les plus financés. Ensuite nous avons l’industrie, l’artisanat et l’économie numérique.

Quelles sont les difficultés auxquelles votre structure fait face ici dans la région de l’Est ?

Comme difficultés, vous pouvez remarquer que la région de l’Est est très vaste. Il faut suivre tous ces jeunes dans les localités souvent très enclavées et ce n’est pas facile. Nous n’avons pas encore le matériel roulant qui peut nous permettre de suivre tous ces jeunes. C’est notre principale difficulté pour le moment. Je sais que lorsque les moyens seront disponibles, les pouvoirs publics mettront tout en œuvre pour nous faciliter la tâche. Il faut préciser que parmi les 948 jeunes retenus, beaucoup ont déjà été financés et nous attendons les financements de 2026 pour continuer à soutenir ces jeunes.

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