Cameroun : Le SPIHT lance un baromètre sur les priorités de l’hôtellerie et du tourisme

Lancé le 1er octobre à Douala avec l’appui du Laboratoire interdisciplinaire d’études sur le gouvernement territorial (LIEGT), le baromètre doit recueillir, dans les dix régions, les attentes et contraintes des professionnels de l’hôtellerie et du tourisme. Les résultats sont attendus à l’issue de quatre semaines de collecte.
Le Syndicat patronal des industries de l’hôtellerie et du tourisme du Cameroun (SPIHT) veut disposer de données plus précises sur les difficultés rencontrées par les professionnels du secteur. Le syndicat a lancé, le 1er octobre à Douala, un baromètre sur les attentes des acteurs de l’hôtellerie et du tourisme, en partenariat avec le Laboratoire interdisciplinaire d’études sur le gouvernement territorial (LIEGT).
L’initiative doit documenter les réalités, attentes et priorités des professionnels, dans un secteur confronté à plusieurs contraintes. Les acteurs citent notamment les questions fiscales et réglementaires, les coûts et vulnérabilités énergétiques, les besoins en compétences, la digitalisation, le financement et la restructuration des établissements.
La collecte des données doit s’étendre sur quatre semaines dans les dix régions du Cameroun. Elle doit tenir compte de la diversité des réalités économiques et touristiques du pays. L’objectif affiché est d’identifier les principales priorités de la profession et de disposer d’éléments susceptibles d’alimenter le dialogue avec les pouvoirs publics.
« Il ne s’agit pas d’un questionnaire de plus, mais de donner une expression structurée à la profession pour transformer les expériences de terrain en informations exploitables », a expliqué la présidente nationale du SPIHT, Chantal Lewat.
Le baromètre intervient alors que l’hôtellerie camerounaise connaît une progression de son offre. Selon le rapport d’évaluation à mi-parcours de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND-30), le pays comptait 1 450 établissements d’hébergement classés en 2024, contre 1 281 en 2022. Le nombre de chambres disponibles atteignait 35 000, tandis que le taux moyen d’occupation s’établissait à 72 %, soit quatre points de plus qu’en 2022.
Le poids économique de la filière est également mis en avant par les données communiquées lors du lancement. Cameroon Tribune estime à 4,1 % du PIB national la contribution du secteur de l’hôtellerie et du tourisme. Ce chiffre est à distinguer du taux de 3,2 % cité dans certaines statistiques plus anciennes concernant notamment le sous-secteur des restaurants et hôtels.
Pour le SPIHT, l’enjeu est désormais de transformer les remontées du terrain en données exploitables. Les résultats de la collecte doivent servir à hiérarchiser les préoccupations des professionnels et à nourrir les échanges avec les pouvoirs publics sur les conditions d’activité et les perspectives de développement de la filière.
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