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Cameroun : Le gouvernement engage le processus de privatisation de ses parcs nationaux

6 avril 2025Mis à jour le 6 avril 2025Temps de lecture 2 min
Cameroun : Le gouvernement engage le processus de privatisation de ses parcs nationaux
L'ECONOMIE

Le Cameroun possède une vingtaine de parcs nationaux, jalons de sa biodiversité. Cependant, ces aires protégées font face à des défis majeurs, notamment le manque d’équipement adéquat et un déficit financier. Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune, a exprimé devant la représentation nationale, l’intention des pouvoirs publics de privatiser la gestion de ses parcs nationaux.

Il a d’ailleurs indiqué que le processus de transfert de la gestion des parcs naturels à des acteurs privés était en cours. Selon le membre du gouvernement, cette décision résulte d’une volonté d’améliorer les infrastructures et d’assurer une meilleure sécurité pour les visiteurs. Il défendait le projet de loi sur la conservation des écosystèmes transfrontaliers entre le Cameroun et le Nigeria.

« Il faut savoir que le Kenya, l’Afrique du Sud, la Tanzanie ou le Botswana n’en sont arrivés là qu’après des investissements conséquents. On ne devient pas une destination écotouristique du jour au lendemain. Il faut construire des routes d’accès, aménager les sites, former le personnel d’accueil » a soutenu Jules Doret Ndongo.

Avec l’idée d’une gestion privée, le gouvernement du Cameroun envisage de résoudre entre autres, le problème du manque d’équipement adéquat dans les parcs, le manque de moyen financier, la situation sécuritaire préoccupante véhiculée par une transhumance, caractérisée par les prises d’otages avec pour refuge les aires protégés, le manque de personnel qualifié.

En confiant la gestion des parcs à des acteurs privés, le Cameroun espère revitaliser son secteur touristique tout en répondant aux problèmes structurels existants. Des exemples comme le parc national de Campo Ma’an montrent que des investissements ciblés peuvent transformer ces lieux de patrimoine naturel en destinations prisées. Ce processus, déjà en cours, pourrait marquer un tournant décisif pour l’avenir des parcs nationaux et la préservation de la nature au Cameroun.

A ces difficultés s’ajoutent le phénomène de braconnage dans les aires protégées qui est un vrai fléau pour ces parcs. Il figure parmi les menaces majeures de la conservation. Plusieurs réseaux criminels se sont tissés dans ces parcs, entraînant ainsi la montée vertigineuse du braconnage transfrontalier.

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