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Finance

S&P Global Ratings : Les banques africaines abordent 2026 avec des bilans assainis et des fonds propres renforcés

Fadira Etonde10 février 2026Mis à jour le 10 février 2026Temps de lecture 2 min
S&P Global Ratings : Les banques africaines abordent 2026 avec des bilans assainis et des fonds propres renforcés

La finance africaine change de paradigme. Selon le rapport de S&P du 2 février, 2026 marquera un basculement stratégique : les banques délaissent la rente des taux d’intérêt élevés pour le crédit de masse. Si la rentabilité unitaire pourrait fléchir, l’explosion des volumes de prêts et une meilleure qualité des actifs devraient consolider les bilans des 22 banques notées sur le continent.

Les géants sud-africains en pointe

FirstRand Bank et Nedbank caracolent en tête avec des notations « BB ». Avec Standard Bank et Absa, elles s’engagent dès janvier 2026 dans l’émission d’instruments FLAC (fonds propres supplémentaires absorbant les pertes). Ce renforcement prudentiel leur permet d’aborder l’expansion du crédit avec sérénité. De son côté, Capitec Bank, championne du détail, verra ses bilans s’assainir grâce à l’amélioration de la capacité de remboursement des ménages, stimulée par la détente monétaire.

Zenith et UBA : l’offensive par le volume

Au Nigeria, le paysage mute. Zenith Bank, Guaranty Trust Bank (GTB) et United Bank for Africa (UBA), dont les notes ont été relevées en 2025, achèvent des recapitalisations massives. L’enjeu : compenser la baisse des marges d’intérêt par un déploiement agressif du crédit aux entreprises.

S&P souligne que Stanbic IBTC ou Fidelity Bank devront surveiller leur exposition pétrogazière (un tiers des prêts) pour garantir l’assainissement de leurs bilans. À l’opposé, Ecobank Nigeria, notée « CC », illustre les défis de capitalisation persistants pour les acteurs fragiles.

Maghreb : la bataille de la qualité des actifs

Au Maroc, Attijariwafa Bank (relevée à « BB+ ») s’impose comme la locomotive régionale, misant sur les volumes pour absorber la normalisation de ses gains de trading. Cependant, comme pour la Banque Centrale Populaire, le défi reste l’apurement des créances douteuses (NPL), freiné par l’absence de marché secondaire.

En Égypte, les banques publiques (National Bank of Egypt, Banque du Caire) bénéficient d’une confiance retrouvée, bien que leur rentabilité doive s’adapter à des taux moins rémunérateurs. Le millésime 2026 consacre la résilience opérationnelle.

Pour les banques robustes, l’heure est à la conquête de parts de marché sur un continent aux fondamentaux consolidés.

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Tags :banques africainesS&P Global Ratings
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