Fonction publique : Le Gabon retire 1 473 agents de son fichier solde
PremiumAprès l’examen de 1 765 dossiers issus du recensement administratif et biométrique, 1 473 agents ont été radiés de la Fonction publique gabonaise. Cette opération doit permettre à l’État d’économiser près de 11 milliards de FCFA par an.
Après l’examen de 1 765 dossiers issus du recensement administratif et biométrique, 1 473 agents ont été radiés de la Fonction publique gabonaise. Cette opération doit permettre à l’État d’économiser près de 11 milliards de FCFA par an.
Le Gabon poursuit l’assainissement de son fichier de solde. Au total, 1 473 agents ont été radiés de la Fonction publique à l’issue de l’examen de 1 765 dossiers litigieux issus du recensement administratif et biométrique. Présentées le 22 septembre à Libreville par Laurence Ndong, ministre de la Fonction publique et du Renforcement des capacités, ces mesures devraient permettre à l’État de réaliser près de 11 milliards de FCFA d’économies annuelles sur la masse salariale.
Le chiffre communiqué par la ministre intervient quatre jours après l’adoption des conclusions de la Commission exceptionnelle des litiges en Conseil des ministres. Dans son communiqué du 18 septembre, le gouvernement faisait état de 1 762 dossiers examinés et de 1 299 radiations : 589 avec maintien des droits à pension, 110 sans maintien de ces droits et 600 concernant des agents relevant de la main-d’œuvre non permanente. Le même document mentionnait 116 réhabilitations.
Cette différence entre les deux communications n’est pas explicitée dans les documents consultés. La conférence de presse du 22 septembre retient, pour sa part, 1 765 dossiers examinés et 1 473 radiations.
Une économie à mettre en regard des dépenses de personnel
L’opération intervient dans un contexte de forte progression des crédits consacrés aux agents publics. La loi de finances 2026 fixe les dépenses de personnel à 959,71 milliards de FCFA, contre 825,30 milliards en 2025, soit une augmentation de 134,41 milliards de FCFA ou 16 %.
L’économie annuelle annoncée de près de 11 milliards de FCFA représente ainsi environ 1,1 % des dépenses de personnel prévues pour 2026. Elle correspond également à environ 8,2 % de leur hausse entre les deux exercices budgétaires.
Le gouvernement présente cette opération comme un volet de la maîtrise de la solde et de la modernisation de la gestion des ressources humaines. Selon l’Agence gabonaise de presse, les dossiers examinés couvrent notamment des situations administratives irrégulières relevées à la suite du recensement biométrique et administratif.
Au-delà des radiations, l’enjeu budgétaire porte donc sur la capacité de l’administration à maintenir dans la durée la fiabilité du fichier des agents et à contenir l’évolution des dépenses de personnel.
Le dialogue avec le FMI en toile de fond
Cette opération arrive alors que Libreville a renoué en 2026 un dialogue technique avec le Fonds monétaire international. Une mission du FMI s’est rendue au Gabon du 25 février au 6 mars pour examiner les développements macroéconomiques et les politiques publiques. Le gouvernement gabonais avait par ailleurs annoncé son intention de mettre en œuvre un programme économique avec l’appui du Fonds.
La maîtrise des dépenses publiques constitue donc l’un des paramètres du débat sur la trajectoire budgétaire du pays. Dans ce contexte, les 1 473 radiations et les économies annuelles annoncées de près de 11 milliards de FCFA constituent un élément de la politique de gestion de la masse salariale, dont les crédits atteignent près de 960 milliards de FCFA dans le budget 2026.
Contenu réservé aux abonnés Premium
Lisez la suite de cet article
Rejoignez les abonnés de L'Economieet accédez à l'intégralité des articles, analyses exclusives, archives et magazines numériques.
Déjà abonné ? Connectez-vous
Recevez notre briefing économique
Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail


