Le poste de directeur général de l’ARCEP était inoccupé depuis le départ d’Haliki Choua Mahamat, promu ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation le 1er avril, lors du remaniement gouvernemental, en remplacement de Boukar Michel. La nomination de Moussa Souleymane Cherif met fin à plus de deux mois de vacance à la tête du régulateur.
Le nouveau DG hérite d’un dossier brûlant
Le 15e audit national mené par l’ARCEP sur l’ensemble du territoire en septembre 2025 avait révélé des défaillances généralisées chez les deux principaux opérateurs mobiles, Airtel Tchad et Moov Africa. Des équipements en panne, la maintenance insuffisante, des problèmes d’alimentation énergétique et des sites hors service dans plusieurs provinces.
Face à ce constat, Airtel avait présenté un plan d’investissement de 50 milliards FCFA (environ 89,5 millions de dollars) pour moderniser son réseau, avec une échéance prévue pour juin 2026. La date est désormais passée, et le bilan de cette mise à niveau reste à établir.
Début juin 2026, le ministre Haliki Choua Mahamat avait réuni les dirigeants des deux opérateurs pour leur signifier une politique de « tolérance zéro », évoquant la possibilité d’un changement à la tête de leurs filiales locales en l’absence d’amélioration rapide.
Moussa Souleymane Cherif devra donc traduire en actes régulateurs cette fermeté affichée par sa tutelle, un ministre qui connaît l’institution pour l’avoir lui-même dirigée pendant un an et quatre mois.

