Le Conseil régional de l’Est s’est doté, samedi 14 mars 2026, d’un budget de 10 178 767 677 FCFA pour l’exercice 2026, soit plus du double de celui voté l’année précédente. Ce bond significatif a été acté lors de la clôture de la session ordinaire consacrée à l’examen et au vote budgétaire, en présence du gouverneur de la région, Grégoire Mvongo, et du président du Conseil régional, Alphonse Wouamane Mbele.
Le budget se scinde en deux enveloppes distinctes. Quelque 4,53 milliards FCFA seront directement exécutables par le receveur général du Conseil régional, tandis que 5,64 milliards FCFA — constituant le budget annexe — seront gérés par les partenaires institutionnels. En matière d’affectation, 3,34 milliards FCFA sont fléchés vers l’investissement et 1,19 milliard FCFA vers le fonctionnement.
Ce budget agrège plusieurs sources : la dotation générale de décentralisation (3 milliards FCFA), les ressources propres de la collectivité, les transferts de l’État, ainsi que des financements complémentaires issus du Fonds routier et du Programme de gouvernance locale et communautés résilientes (Prolog), conformément au Code général des collectivités territoriales décentralisées.
Plusieurs départements ministériels abondent directement le budget régional. Le ministère des Enseignements secondaires (Minesec) y contribue à hauteur de 744,8 millions FCFA pour la construction et l’équipement d’établissements scolaires. Le ministère des Travaux publics (Mintp) y injecte pour sa part 300 millions FCFA. Le Conseil régional bénéficiera également de l’impôt synthétique minier et de divers appuis institutionnels.
Une feuille de route axée sur le développement
Présentant les grandes lignes du document budgétaire, Alphonse Wouamane Mbele a réaffirmé les axes prioritaires de son mandat : voirie, modernisation, développement durable, éducation et santé. Un cap que ce budget entend matérialiser dans les actes.
Pour rappel, le budget 2025 du Conseil régional de l’Est était équilibré — en recettes et en dépenses — à 4,6 milliards FCFA, dont plus de 3,6 milliards FCFA pour l’investissement et plus d’1 milliard FCFA pour le fonctionnement. Le Minesec y avait contribué à hauteur de 615 millions FCFA, le Mintp à 400 millions FCFA et le ministère de la Santé publique (Minsante) à 600 millions FCFA pour la création d’infrastructures sanitaires conformes à la carte sanitaire nationale.


