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Le gouvernement veut étendre le secret bancaire sur les microfinances et opérateurs de paiement électronique

Un projet de loi y relatif vient d’être déposé devant le parlement. S’il est adopté, il permettra au Cameroun non seulement de s’adapter aux évolutions notées dans le secteur financier ces dernières années, mais aussi de lutter efficacement contre blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme…

Dans l’exposé des motifs dudit projet de loi, le journal l’Economie apprend que, « eu égard aux évolutions enregistrées dans le secteur financier et technologique », certains aspects de la loi en vigueur jusqu’ici, vielle de 18 ans, sont devenus désuets.

Les microfinances et les opérateurs de paiement électroniques, fruits des dernières évolutions financières et technologiques, seront désormais soumis au secret bancaire comme les banques ordinaires, au cas où cette loi est voté l’état. Le secret bancaire ici consiste, selon le projet de loi, en l’obligation de confidentialité à laquelle sont tenus les établissements assujettis quant aux actes, faits et informations concernant leurs clients, dont ils ont connaissance dans l’exercice de leurs professions.

Mais le texte, apprend-on indique que le secret bancaire implique aussi que les établissements assujettis doivent collaborer avec les autorités judiciaires qui peuvent mener des enquêtes ou alors les administrations qui luttent contre blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. « La loi dispose par exemple qu’un dépôt de plus de 5 millions de FCFA dans un établissement financier soit signalé à l’Agence nationale des investigations financières (Anif), pour information », fait savoir Investir au Cameroun.

En plus clair, les microfinances et les opérateurs de paiement électroniques qui n’étaient pas pris en compte dans l’ancienne loi régissant le secret bancaire n’étaient pas tenus d’appliquer les droits (non-divulgation des données bancaires) et les devoirs (collaboration avec les autorités judiciaires et monétaires). À l’avenir, si le parlement vote cette loi, ces nouveaux acteurs seront soumis aux mêmes règles que les banques ordinaires.

L’inobservance de ce secret bancaire (droits et devoirs), selon le texte soumis à l’appréciation des parlementaires, est punie d’un emprisonnement de trois mois à trois ans, et d’une amende d’un million à 50 millions de FCFA, ou l’une de ces deux peines seulement.

Si l’infraction est commise par voie de presse écrite, de radio, de télévision, par voie de communication électronique ou par tout autre moyen destiné à atteindre le public, les peines sont doublées. Il est aussi prévu la fermeture, pur une durée déterminée, l’établissement ou des succursales ayant servi à la commission des faits incriminés.

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