Le Cameroun et la Guinée équatoriale ont signé, le 3 février 2026 à Malabo, un accord conjoint pour l’exploitation des gisements frontaliers Yoyo-Yolanda. Cet acte officiel, présidé par le Vice-Président Teodoro Nguema Obiang Mangue, établit un cadre de coopération technique et économique entre les deux États. L’initiative vise à transformer cette zone de partage en un centre de production énergétique.
« Les réalisations de l’accord signé montrent qu’une coopération sincère est la voie la plus directe vers une gestion efficace des ressources naturelles partagées », a déclaré Nguema Obiang Mangue,
L’enjeu financier de cette entente repose sur une optimisation rigoureuse des ressources extractives. En mutualisant les coûts d’infrastructure et d’exploitation, les deux nations espèrent augmenter de manière mécanique, la rentabilité de leurs champs gaziers et pétroliers respectifs. Cette stratégie de gestion commune a permis d’aguicher les appétits des investisseurs de premier plan, à l’instar de la major américaine Chevron, dont la participation garantit un apport technologique et des standards de production internationaux. L’implication directe des sociétés nationales, GEPETROL et la SNH, assure par ailleurs une souveraineté sur les revenus générés, renforçant ainsi les budgets étatiques face aux fluctuations des cours mondiaux.
Au-delà des recettes directes, l’accord prévoit des retombées pour le marché de l’emploi. Le texte établit un cadre pour la création de postes de travail au Cameroun et en Guinée équatoriale. Ce développement passe par l’intégration des techniciens locaux dans la chaîne de valeur. Les discussions entre le gouvernement camerounais et la direction de la SNH confirment cette volonté d’utiliser le secteur des hydrocarbures comme un moteur pour l’industrie et les mines.
La signature de l’accord intervenue le 3 février 2026, fait suite à la renégociation du champ Aseng, où la Guinée équatoriale a porté ses bénéfices de 5 % à 32,55 %. Ce précédent sert de base technique pour le projet Yoyo-Yolanda. En consolidant leur position sur la scène énergétique, Malabo et Yaoundé établissent un modèle de gestion des ressources naturelles. L’accord ne constitue pas seulement un contrat de production, mais pose les fondements d’une intégration économique entre les deux pays de la zone Cemac.


