Dans son discours, le chef de l’État congolais a insisté sur la nécessité de renforcer l’intégration régionale, d’accélérer la libre circulation des biens et des personnes, ainsi que la promotion du passeport unique africain. Il a appelé les États du continent à dépasser « l’égoïsme et le nationalisme étroit » pour relever ensemble les défis du développement, citant notamment la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) parmi les chantiers prioritaires.
Un mouvement continental qui s’accélère
Brazzaville emboîte ainsi le pas à plusieurs pays pionniers. Le Bénin applique depuis 2020 une exemption de visa pour les ressortissants des 53 pays africains, pour des séjours allant jusqu’à 90 jours. Le Togo a franchi le même cap le 18 mai 2026, avec une exemption limitée à 30 jours et une déclaration préalable obligatoire sur la plateforme gouvernementale voyage.gouv.tg. Le Ghana, le Rwanda, les Seychelles et la Gambie font également partie des États ayant déjà adopté des politiques similaires.
La date d’entrée en vigueur, le 1er janvier 2027, laisse plusieurs mois aux autorités congolaises pour adapter leurs dispositifs frontaliers. Les conditions pratiques, notamment la durée maximale de séjour autorisée et les éventuelles formalités préalables, n’avaient pas encore été précisées au moment de l’annonce.
Cette décision illustre une dynamique prometteuse : celle d’un continent qui, progressivement, lève ses propres barrières internes pour bâtir un espace économique et humain intégré.


