La demande augmente, l’offre ne suit pas. La situation est plus qu’urgente. Surtout avec un marché international caractérisé par la hausse des prix et une production nationale en chute libre (moins de 10 000 tonnes). Toute chose rendant indispensable une régulation de la filière de l’huile de palme au Cameroun. Le 2 juin dernier, les acteurs de la filière étaient réunis autour du ministre du Commerce, pour examiner ensemble la situation et trouver des solutions adéquates. Comme résolution urgente, le recours aux importations, afin de sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur, au cours du second semestre 2026. Rappelons que le pays dépense déjà assez pour ses achats d’huile de palme. En 2025 par exemple, 92 milliards de FCFA ont été investis pour importer 130 000 tonnes. En augmentation de 84% en glissement, par rapport aux 69 000 tonnes achetées en 2024, selon l’Institut national de la Statistique. Cependant, la mesure n’aura effet que sur le court terme.

Agir en urgence


Des résolutions ont été formulées au terme des échanges. D’abord, relancer et accroître la production nationale. Pour y parvenir, « les participants s’accordent sur la nécessité d’une répartition plus équitable de la valeur au sein de la filière, afin d’assurer une juste rémunération à l’ensemble des acteurs, du producteur au transformateur », informe-t-on au Mincommerce.

Autres décisions, la mise en place de différents comités techniques chargés de piloter les chantiers identifiés et le renforcement du partenariat entre les acteurs de la filière.

« Il a également été question de construire des passerelles solides entre les différentes strates de la filière, pour fluidifier les échanges, renforcer la traçabilité et consolider les chaînes d’approvisionnement. Sur le plan institutionnel, l’État entend par ailleurs reprendre pleinement sa mission d’évaluation des capacités des opérateurs du secteur », peut-on lire dans le communiqué sanctionnant lesdites assises.

Share.
Leave A Reply Cancel Reply
Exit mobile version