Quels sont les objectifs de la présence du Cameroun ici et quelles sont les attentes de notre pays ?
L’objectif consiste à démontrer l’existence de nombreux projets matures nécessitant des financements. Le Cameroun encourage le partenariat public-privé. Nous sollicitons des investisseurs dans une dynamique de prospérité partagée. L’essentiel ne réside pas uniquement dans l’acte d’investir, mais dans l’impact de cet investissement sur les populations à travers divers secteurs. Il convient de désenclaver les bassins de production. Le potentiel énergétique camerounais est important, toutefois des investissements s’avèrent nécessaires pour transformer ce potentiel en réalisations concrètes.
Êtes-vous convaincu que les partenaires français sollicités percevront le Cameroun comme un pays attractif et décideront de s’y implanter ?
Plusieurs facteurs justifient l’optimisme quant à la venue de ces investisseurs. Le pays dispose des conditions requises pour l’investissement, notamment la stabilité, les matières premières à transformer et un capital humain de qualité. Les ressources du sol et du sous-sol nécessitent une transformation locale. L’enjeu ne se limite plus à l’exportation de produits bruts. La Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30) prévoit une transformation structurelle qui inclut la promotion de l’industrialisation.
Quelle stratégie concrète le gouvernement déploie-t-il dès cette année pour transformer le potentiel agricole et halieutique national en une production à forte valeur ajoutée, afin de réduire durablement la dépendance aux importations alimentaires ?
Ce qui est de l’autosuffisance, notamment le plan intégré de reconstruction agro-pastorale et halieutique, c’est un plan qui a été adopté, qui a été, disons, sous les hautes directives du Chef de l’État. Il y a eu d’abord, j’allais dire, les préconditions. Il fallait déjà stabiliser certains points. Et nous pensons qu’en 2026, ce sera, nous aurons des projets qui se mettront en œuvre pour que ce soit effectivement méthodique. Parce que nous avons beaucoup de potentiel agricole, halieutique, au niveau de l’élevage.
Il est question de voir que nous ne continuons plus à importer ce que nous produisons nous-mêmes aujourd’hui. Parce que nous ne sommes pas un pays fermé, nous sommes ouverts, mais il est bon que nous puissions utiliser notre potentiel à bon escient et favoriser une production agricole à valeur ajoutée. C’est pourquoi nous pensons que dès cette année, nous aurons des résultats à faire valoir.
Propos recueillis par Thierry EKOUTI
