Fuh Calistus Gentry, Ministre des Mines, de l’Industrie et du développement technologique par intérim, a procédé mardi dernier à la signature de l’accord d’unitisation notamment sur le plan de la gestion fiscale, douanière, sécuritaire, environnementale et même sur le plan du développement, avec le Vice-Président de la Guinée Equatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, en vue de l’exploitation conjointe du champ gazier transfrontalier de Yoyo-Yolanda. La cérémonie s’est déroulée en présence de Nathalie Moudiki, 2eme conseillère à la Direction générale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Etaient aussi présent, les hauts cadres de Chevron et de GEPETROL.
« Les réalisations de l’accord signé montrent qu’une coopération sincère est la voie la plus directe vers une gestion efficace des ressources naturelles partagées » a déclaré Teodoro Nguema Obiang Mangue. Pour lui, cet accord marque un tournant dans les relations bilatérales entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale, car il établit un cadre de coopération technique et économique visant à générer des revenus pour les coffres des deux pays et à créer des emplois dans les deux nations.
Il est maintenant attendu entre autre, la mise en place d’une plate-forme de traitement de gaz naturel implantée dans le périmètre du CPP Yoyo, trois puits de développement, deux pipelines d’export, le traitement final du gaz fait séparément à Punta Europa et à Bipaga. Après la signature de l’accord d’unitisation, il est attendu la signature de l’accord d’opération.
Selon la Société nationale des Hydrocarbures, les ressources gazières sur le site de Yoyo-Yolanda sont évaluées à 2 500 milliards de pieds cubes dont 84% pour le Cameroun et 16% pour la Guinée Equatoriale. Après étude des options de développement, il a été retenu la construction de deux pipelines d’export. Un pipeline vers le CPF Bipaga au Cameroun et un pipeline vers les installations du champ Alen en Guinée Equatoriale. « Les produits du traitement final à Punta Europa et Bipaga sont les condensats, les GPL, du gaz sec pour la liquéfaction et les industries locales camerounaises » apprend l’Economie. Pour ce qui est de la répartition des ressources entre les deux Etats, elle sera redéterminée au terme de la démarcation de la frontière maritime. Des discussions sur le sujet sont en cours.
C’est en marge de la 15ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac), tenue en mars 2023 que Paul Biya, de la République du Cameroun et Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de Guinée Equatoriale ont signé un accord pour l’exploitation pétrolière et gazière à la frontière entre les deux pays.
Le champ Yoyo-Yolanda s’étend sur plus de 679 kilomètres carrés dans le bassin de Douala/Kribi-Campo, au sud du Cameroun, contiguë au champ Yolanda qui appartient au bloc I, en Guinée équatoriale. Les deux zones, apprend-on abritent des réserves de gaz naturel et de condensats de gaz, et partagent une même structure géologique.


