Dans le cadre de la 10ème édition du Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé (Promote), la Délégation de l’Union européenne au Cameroun organise du 16 au 19 juin 2026, la Cameroon-UE Business Week 2026. Hier, la thématique : sur : « Climat des investissements et environnement des affaires » a été abordée par Célestin Tawamba, président du Groupement des Entreprises du Cameroun (GECAM) et Paul Tasong, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).
Au cours des échanges modérés par Thierry Ekouti, Directeur général de l’Economie Media Group, Célestin Tawamba a énuméré quelques problèmes qui plombent l’environnement des affaires au Cameroun. « Nous avons un taux de pression fiscal effectif au Cameroun dans le formel qui est de l’ordre de 57%, c’est le plus haut de la zone Cemac. On ne peut pas chercher à régler l’informel si le formel est étranglé. Je parlerais également des questions de l’énergie électrique. Nous voulons l’énergie maintenant. Ce qui m’a frappé lorsque je vais dans les pays comme la Côte d’Ivoire, c’est que je n’entends pas des groupes électrogènes qui ronflent » a souligné le Président du Gecam.
Pour Célestin Tawamba, le Cameroun continue à perdre du temps, les populations souffrent avec une fiscalité « confiscatoire » pour les entreprises. « Personne ne peut payer d’impôt lorsqu’il perd de l’argent. On dit bien impôt sur le bénéfice et s’il n’y a pas de bénéfice il n’y a pas d’impôt. Tant que rien n’est fait, on ne peut pas réduire le volume de l’informel » a réitéré le Président du Gecam. A l’endroit de l’Union européenne, il a plaidé pour un investissement plus accru. Il a également regretté que le coût de l’inertie au Cameroun soit plus élevé que le coût de l’action. « On investit dans un pays qui décide, pas dans un pays qui attend. Ce ne sont pas les accords de partenariats qui vont régler les choses. Ce que nous attendons de l’Union européenne, c’est le co-investissement » a indiqué Célestin Tawamba.
Paul Tasong est revenu sur la relation entre la Stratégie nationale de développement (SND30) et le secteur privé. Le membre du gouvernement a précisé que « si la SND30 a voulu positionner le secteur privé au volant de la croissance, ça veut dire que c’est l’industrialisation du Cameroun qui est l’objectif principal ».
Paul Tasong a néanmoins reconnu qu’il est impossible d’industrialiser le pays sans énergie électrique mais que le Cameroun est en dialogue permanant avec l’Union européenne afin d’y apporter une solution durable.


