La place boursière unifiée de la zone CEMAC a clôturé la séance de cotation du lundi 26 janvier, sous une note feutrée. 29 actions ont changé de mains pour une valeur totale d’1,03 million FCFA. Les échanges actions se focalisent sur l’agro-camerounaise : 21 SAFACAM échangées au prix unitaire de 30 000 FCFA pour un montant total de 630 000 FCFA et 8 SOCAPALM à 50 000 FCFA/le titre pour 400 000 FCFA, cours stables. SEMC, La Régionale, BANGE et SCG-Re sont restés immobiles.
Les ordres en carnet continuent de bloquer les échanges. Le carnet d’ordres restant fait état de 284 titres demandés contre 1 380 offerts, avec des écarts de prix persistants sur SEMC. L’indice composite BVMAC All Share, reste stable 1074,33 points et la capitalisation boursière à 477,75 milliards FCFA (flottant 69,57 milliards).
Le compartiment obligations, immobile lors de cette séance (encours 1 305 milliards FCFA), avait brillé la veille avec 89 500 titres BDEAC 6 % NET 2022-2029 à 100 % (719 millions FCFA, coupon 38,14 FCFA). Cette pause souligne une prudence post-rebond malgré une offre résiduelle sur ALIOS-05. Ce ralentissement agro-alimentaire, après le réveil obligataire du vendredi 23 janvier, reflète une stratégie de stabilité en zone CEMAC. L’agro, pilier non-pétrole (15 % PIB Cameroun, World Bank 2025), maintient les flux discrets, tandis que BDEAC attire pour financement régional (dette 85 % PIB, BEAC Q4 2025).
Les OPCVM, dynamiques, contrastent avec la timidité de la côte directe. Ces fonds collectifs offrent des gains quotidiens allant de 0,03 à 0,18 % (AB Avenir +0,18 %, +22,72 % depuis 2023) et des rendements cumulés jusqu’à 56 % (ASCA Horizon). Ils absorbent la prudence du marché primaire, avec des rendements attractifs en inflation <3 % 2026 (BEAC). Cette alternance éclat obligataire puis douceur de l’agro-alimentaire teste la résilience de la BVMAC.


