L’Institut national de la Statistique (INS) existe depuis 25 ans. Plus de deux décennies à donner du sens aux chiffres permettant d’orienter les politiques publiques. Dans le cadre de cette commémoration, le chemin parcouru par l’organe a été retracé lors de l’ouverture solennelle de la célébration, le 23 avril 2026 à Yaoundé. Les travaux étaient présidés par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, représentant personnel du chef de l’Etat.
La célébration est « un point de départ et non un point d’arrêt », pour Joseph Tedou, directeur général de l’INS. Les travaux placés sous le thème « INS, 25 ans d’engagement pour accompagner la marche du Cameroun vers son émergence : chemin parcouru, transformation numérique et modernisation à opérer », ont permis de jeter un regard rétrospectif sur l’INS ainsi que ses réalisations, sans compter la marche vers l’avenir.
Pour un système statistique national de qualité, l’implication de tous est indispensable. La contribution attendue du secteur privé reste « déterminante », pour le Minepat. Ceci par, la production de données économiques à travers une meilleure traçabilité et transparence des activités ; la participation aux enquêtes et aux dispositifs statistiques ; ainsi que l’utilisation plus systématique des statistiques officielles pour éclairer l’investissement, l’innovation et la compétitivité, dans une logique de partenariat gagnant-gagnant.
Les partenaires techniques et financiers sont à leur tour invités à soutenir le financement durable du Système Statistique National : le renforcement des capacités, la modernisation des outils et des méthodes — notamment dans la digitalisation — la promotion des standards internationaux, ainsi que l’accompagnement des réformes structurantes qui améliorent la disponibilité, la qualité et l’accessibilité des données.
Les universitaires et centres de recherche ont aussi un rôle crucial à jouer. Il s’agira à ce niveau de renforcer la recherche appliquée, l’innovation méthodologique et la formation de compétences en statistique et en science des données. Leur contribution devra devenir un levier d’appui aux analyses sectorielles et à l’animation d’un débat éclairé, qui valorise l’usage des données probantes dans la décision publique et privée.
Ce n’est qu’« à ce prix que le Système Statistique National jouera pleinement son rôle de socle du développement : fournir les indicateurs fiables, à jour et de nature à éclairer les choix stratégiques, et accompagner résolument le Cameroun sur la voie de son émergence », a souligné Alamine Ousmane Mey .

