La Faculté des arts, lettres et sciences humaines (Falsh) de l’université de Bertoua a franchi un cap symbolique samedi 11 avril 2026, en organisant ses toutes premières soutenances de Master II recherche. Treize candidats, triés sur le volet parmi une centaine de postulants pour l’année académique 2024-2025, ont défendu leurs travaux devant jury.
Une sélection rigoureuse comme gage de qualité
Le doyen de la Falsh, Martin Paul Ango Medjo, a tenu à souligner le sérieux du processus d’admission. Les candidats ont été soumis à un test anti-plagiat avant d’être retenus pour cette première phase de soutenances. « Vous avez vu l’enthousiasme des différents candidats, parents et enseignants », s’est-il félicité, visiblement satisfait du déroulement de la journée. Fait notable : pendant que ces soutenances se tenaient, les examens du premier semestre 2025-2026 se déroulaient simultanément dans les salles de cours de la même faculté — preuve d’une montée en puissance progressive de l’offre académique.
L’éducation inclusive au cœur des recherches
Parmi les mémoires présentés, celui d’Eddy Anthes Kamdem Manefian a retenu l’attention, obtenant la note de 16/20. Ses travaux portaient sur le leadership transformationnel appliqué aux pratiques pédagogiques dans les écoles inclusives d’application de Bertoua, en s’intéressant spécifiquement à la manière dont les chefs d’établissement parviennent à ancrer des valeurs inclusives auprès de leurs élèves.
Le directeur de cette thèse, Alain Roger Boula Meva’a, a replacé la recherche dans son contexte : « Il y a toujours eu des enfants à besoins éducatifs spécifiques, mais l’intérêt est de plus en plus marqué, parce que l’État se donne davantage les moyens de les accompagner. »
Une université jeune qui consolide son offre
Créée en 2022, l’université de Bertoua structure son offre autour de quatre facultés : la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp), la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg), la Falsh et la Faculté des sciences. Elle abrite également plusieurs grandes écoles, dont l’École normale supérieure (ENS) et l’Institut des sciences agronomiques, du bois, de l’eau et de l’environnement (Isabee) de Belabo.
Ces premières soutenances de Master II constituent, à ce titre, un jalon important : elles attestent que l’institution, encore en construction, commence à produire une recherche académique structurée — un signal encourageant pour l’Est-Cameroun, longtemps sous-doté en enseignement supérieur.

