À la clôture de sa séance de cotation du mercredi 28 janvier, la Bourse des Valeurs Mobilières d’Afrique Centrale n’a enregistré qu’une seule transaction. Un seul titre a bougé. Il s’agit de SOCAPALM, dont deux actions ont été échangées à 50 000 FCFA l’unité, pour une valeur globale de 100 000 FCFA. Pendant que le titre agro-industriel camerounais porte à lui seul 100 % de l’activité, les autres valeurs de la cote (SEMC, SAFACAM, La Régionale, BANGE et SCG-Re) sont restées totalement immobiles.
Ce volume famélique, divisé par 50 en 24 heures, contraste avec les séances précédentes, notamment celle du 27 janvier où 4,95 millions FCFA ont été générés et le pic obligataire du 23 janvier avec 719 millions FCFA transigés sur la BDEAC. Les ordres en carnet ont légèrement bougé : 271 actions demandées (par rapport au 107 la veille) contre 1 010 offertes (comparativement à 1239 la veille), avec des écarts de prix persistants sur SEMC.
Marché atone et compartiment obligataire muet
L’indice boursier est resté figé à 1 074,33 points. La capitalisation globale aussi se maintient à 477,75 milliards FCFA (flottant de 69,57 milliards). Le compartiment obligataire, fort de ses 31 lignes, affiche un calme plat : zéro transaction et un encours stable à 1 305 milliards FCFA. Cette dépendance structurelle à SOCAPALM souligne la fragilité d’un marché qui repose sur une unique locomotive dès que les autres titres s’endorment.
Le dynamisme insolent des OPCVM
À l’inverse de l’anémie du marché actions, les OPCVM poursuivent une progression linéaire et rassurante. Les performances quotidiennes, bien que modestes, confirment l’attrait pour la gestion collective : le FCP AB Avenir gagne 0,18 % pour atteindre 1 227,20 FCFA, affichant ainsi un bond de +22,72 % depuis septembre 2023. FCP Ecobank Monétaire CEMAC quant à lui, progresse de 0,02 % (+13,47 % depuis 2020). Sur les hebdomadaires, FCP ASCA Patrimoine culmine avec une performance de +56,59 % depuis sa création en 2017.
Ces flux semblent se détourner des titres individuels au profit de produits plus liquides et diversifiés. Dans une zone CEMAC où l’inflation est projetée sous les 3 % pour 2026 et où la bancarisation plafonne à 40 %, les OPCVM s’imposent comme une alternative sécurisée. Alors que les rendements cumulés de certains fonds surpassent largement l’épargne classique, la BVMAC semble suspendue aux réformes de la COSUMAF et aux futures introductions en bourse (notamment BGFI Holding) pour espérer un réveil durable de sa cote officielle.


