« Il faut protéger les humanitaires, surtout dans les zones de crise. Il faut faire en sorte qu’ils puissent intervenir pleinement là où c’est nécessaire, en accompagnement des efforts du gouvernement », a déclaré Siaka Coulibaly, coordonnateur résident par intérim des Nations Unies au Cameroun.
En effet, les humanitaires interviennent principalement dans six des dix régions du Cameroun, notamment, l’Extrême-Nord, le Nord, l’Est, l’Adamaoua, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Ces parties du territoire sont traversées par des conflits armés, des changements climatiques ou encore des catastrophes naturelles. Pour Siaka Coulibaly, « Ces incidents ont le potentiel d’exacerber les vulnérabilités des populations en particulier la capacité des personnes à accéder à la nourriture, au logement, à la nutrition, à l’eau et à l’assainissement, à l’éducation, aux services de protection ou aux soins de santé dans certains cas. Il est également important de noter que certains types de crises augmentent les risques pour les travailleurs humanitaires de fournir en toute sécurité une aide efficace et fondée sur les principes humanitaires ».
Célébrée le 19 aout, le coordonnateur résident par intérim de l’ONU a expliqué que la Journée mondiale de l’aide humanitaire sert de rappel des risques encourus par les humanitaires lorsqu’ils accomplissent leur mission.
Le Cameroun fait face à plusieurs crises humanitaires. Le bureau Cameroun du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a annoncé dans un communiqué le 19 août 2024, qu’il avait besoin de 41 milliards de FCFA pour venir en aide à 1 million d’enfants vulnérables, « ayant un besoin urgent d’aide vitale ». Ces enfants, apprend-on, font partie du programme « Action humanitaire pour les enfants » (HAC) de l’Unicef, qui vise à soutenir 1 million d’enfants âgés de 0 à 7 ans affectés par trois crises humanitaires prolongées qui touchent 9 des 10 régions du pays. Il s’agit notamment du conflit dans le bassin du lac Tchad, de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et de l’impact de l’afflux de milliers de réfugiés en provenance de la République centrafricaine.