Le marché présente une configuration en pyramide inversée. Selon le rapport consulté par L’Economie, une minorité composée de 60 acteurs contrôle 50 % du volume global des importations. Le segment supérieur, désigné comme le Groupe A ou « l’Élite », comprend 24 opérateurs dont le volume individuel excède 1 000 EVP. Ce groupe capte à lui seul environ 25 % à 35 % des parts de marché. La plateforme dans son rapport, n’indique pas clairement les noms des acteurs.
À l’opposé, la base de la pyramide, qualifiée de « masse atomisée » ou « longue traîne », regroupe plus de 3 500 opérateurs. Ces derniers a importé des volumes compris entre 1 et 9 EVP. Bien que majoritaires en nombre d’unités, ces acteurs représentent environ 10 % du volume total traité dans les ports de Douala et Kribi en 2025.
Typologie et statut juridique des importateurs
La forme juridique des opérateurs varie selon les volumes de marchandises transportées. Le segment des importations supérieures à 100 EVP est exclusivement composé de personnes morales. Les entreprises multinationales et les structures industrielles dominent cette catégorie.
Les personnes physiques apparaissent majoritairement dans le segment des importations inférieures à 10 EVP. Pour cette catégorie, le profil type concerne les commerçants, la diaspora ou les particuliers effectuant des achats uniques. Les données indiquent une absence totale de personnes physiques au sein du « Top 50 » des importateurs nationaux.
Segmentation par profils d’activité
L’analyse de Pakazure, distingue six profils d’importateurs. Les leaders du marché, au nombre de deux, affichent des volumes supérieurs à 5 000 TEUs. Le « Club Industriel » suit avec 22 opérateurs important entre 1 000 et 4 999 TEUs. Ces entités gèrent des flux continus de matières premières.
Le « Tissu Économique » intermédiaire se compose de 163 opérateurs dont les volumes se situent entre 100 et 499 TEUs. Les « PME Actives », au nombre de 1 100 environ, importent entre 10 et 99 TEUs par an. Enfin, les importateurs unitaires, dont le volume se limite à 1 TEU, constituent la majorité numérique du marché mais pèsent de manière marginale sur le tonnage global. Chaque segment répond à des logiques d’approvisionnement distinctes, allant du flux industriel tendu à l’achat opportuniste.


