Le budget de l’État du Cameroun pour l’exercice 2026 intègre une dotation de 50 milliards de FCFA. Cette ressource, annoncée par le chef de l’État lors du message à la Nation du 31 décembre 2025, cible le financement des premières tranches de projets portés par la jeunesse. Ce dispositif s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30).
Le Patronat des jeunes du Cameroun (Pajec) manifeste son intention d’orienter une partie de ces fonds vers ses membres. L’organisation patronale se présente comme l’interface entre l’administration publique et les promoteurs privés. Six mois après son lancement officiel, le groupement de jeunes chefs d’entreprise sollicite un rôle dans la gestion de ce mécanisme de soutien financier. L’organisation regroupe des profils de créateurs d’entreprises, de repreneurs d’actifs et de salariés du secteur privé.
Le président du Pajec, Joël Sikam, indique que les structures affiliées opèrent dans les sept secteurs prioritaires définis par la SND30. L’action du patronat cible la transformation de l’économie par le biais de l’import-substitution. Les projets concernés touchent des domaines spécifiques comme l’agro-industrie, le textile, l’économie numérique ou le bâtiment et les travaux publics.
Le Pajec exprime la volonté de participer à la définition des critères d’éligibilité et des modalités d’accompagnement technique des bénéficiaires. L’objectif affiché est la création d’emplois et la production de valeur locale pour réduire la dépendance aux importations. Malgré la disponibilité de l’enveloppe budgétaire, les modalités de décaissement et les procédures de sélection des dossiers restent sous l’arbitrage du gouvernement.
Le Pajec prépare ses adhérents à la structuration de business plans conformes aux exigences de l’État. Pour l’organisation, la réussite de ce plan de financement repose sur la viabilité des initiatives dans les chaînes de valeur. Cette mobilisation intervient dans un contexte de lutte contre le chômage des diplômés. Le patronat mise sur la modernisation de l’écosystème entrepreneurial pour assurer la pérennité des entités de petite et moyenne taille. Le suivi des fonds constitue le prochain enjeu pour les acteurs du secteur privé.


