Comment faire des affaires au Cameroun ? C’est à cette question que répond le Cameroon Business Guide, présenté hier par la Chambre de Commerce du Royaume-Uni au Cameroun en marge des travaux de la 10ᵉ édition du salon Promote. Disponible en français et en anglais, ce document de référence entend offrir aux investisseurs britanniques, et plus largement étrangers, une boussole complète pour naviguer dans l’environnement économique camerounais.
Sept chapitres, du marché local à l’accès britannique
Structuré en sept parties, le guide couvre un spectre large : présentation du Cameroun comme terre d’opportunités, cadre juridique et réglementaire, démarches d’installation, défis à anticiper et, en point de mire, les modalités d’accès au marché britannique. Une architecture pensée pour accompagner l’investisseur de la phase de prospection jusqu’à l’opérationnalisation de son projet.
Elias Pungong, président de la Chambre de Commerce Royaume-Uni-Cameroun, a résumé l’ambition du document lors de la présentation : « Quand tu arrives ici, tu vas faire quoi ? C’est exactement à cela que répond ce guide. Comme dans tous les pays du monde, il faut d’abord connaître ce qui existe sur place — les opportunités, les lois, les réalités du terrain. »
Si le guide célèbre le potentiel du Cameroun, il n’élude pas les obstacles. Elias Pungong a été direct : « Le Cameroun est un pays particulier. Nous avons beaucoup de défis en termes de bureaucratie et de problèmes d’énergie. Il faut regarder ces problèmes en face. »
Lourdeurs administratives, pression fiscale et déficit énergétique figurent parmi les principaux freins identifiés à la compétitivité du pays. Des contraintes que la Chambre de commerce entend contribuer à lever, en plaidant pour un dialogue renforcé entre le secteur privé et les pouvoirs publics. « Nous devons continuer à travailler main dans la main avec le gouvernement pour améliorer toutes ces difficultés », a insisté son président.
Des intérêts britanniques déjà ancrés au Cameroun
Plusieurs entreprises britanniques sont déjà implantées au Cameroun. Les secteurs prioritaires identifiés par les deux parties convergent autour de l’éducation, de l’énergie, notamment renouvelable et propre, et de la lutte contre le changement climatique, des domaines où le potentiel de partenariat est jugé significatif.
Pour les participants au salon, la présentation de ce guide illustre avant tout la vitalité du lien économique entre les deux pays. Le message porté par la Chambre reste constant : l’investissement étranger ne peut prospérer qu’avec un accompagnement actif de l’État dans la valorisation des ressources locales et la simplification de l’environnement des affaires.

