Le chef de l’État a justifié cette annonce par un objectif d’équité, dénonçant des disparités salariales au sein du secteur parapublic. Il a indiqué que les directeurs généraux et leurs adjoints du secteur parapublic perçoivent souvent des rémunérations supérieures à celles des ministres et des parlementaires, et a annoncé une réduction de la masse salariale dans ces secteurs. Il a par ailleurs précisé que les émoluments des sénateurs et des membres du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE), régulièrement critiqués par la population sur la question du train de vie de l’État, avaient déjà été réduits depuis la période de transition.
Cette annonce intervient alors que le chef de l’État a, dans le même discours, présenté le règlement de la troisième et dernière phase des rappels salariaux des agents publics, pour un montant de 35 milliards de FCFA, portant à 105 milliards de FCFA le total versé aux fonctionnaires au cours des deux dernières années.
Le Président a également annoncé un renforcement des contrôles sur les dépenses publiques, indiquant que toute vacation, quel que soit le secteur, sera désormais auditée, l’État n’acceptant plus, selon ses termes, « de se faire voler ».

