Renforcer la transparence, la redevabilité et l’efficacité dans la gestion du Fonds routier. Tel est l’objectif de la mission de terrain récemment menée à Bertoua, capitale régionale de l’Est, par Armand Ndjomo, secrétaire d’État auprès du ministère des Travaux publics chargé des routes.
Cette inspection visait à contrôler la régularité des procédures contractuelles et l’exécution conforme des travaux financés par le Fonds routier dans deux guichets opérationnels : l’entretien courant et l’investissement. Menée conjointement avec les autorités régionales, elle s’inscrit dans une démarche de contrôle de proximité destinée à certifier l’efficacité et la qualité des ouvrages réalisés.
Confronter rapports et réalité du terrain
Pour le ministère des Travaux publics (MinTP), maître d’ouvrage, cette opération offre l’opportunité de confronter les rapports techniques transmis par ses structures déconcentrées à la réalité sur le terrain. Elle permet également de sécuriser les paiements effectués et de garantir une utilisation optimale des ressources publiques mobilisées.
Concrètement, la mission a permis d’évaluer le niveau d’exécution des recommandations formulées lors d’une précédente descente effectuée en août 2025. Les équipes ont également évalué la qualité technique des ouvrages livrés au regard des cahiers de charges, vérifié la conformité des délais et des coûts, et relevé les contraintes éventuelles à lever pour accélérer la mise en œuvre du programme routier régional.
Cette vigilance intervient dans un contexte où les performances du Fonds routier restent en deçà des attentes. Selon les chiffres du MinTP, les encaissements effectifs ont atteint 35 milliards de FCFA en 2023, 30 milliards en 2024 et 35 milliards en 2025, soit systématiquement moins que les 60 milliards de FCFA inscrits au budget chaque année.

