À Port-Gentil, au Gabon , la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) a lancé une campagne de recouvrement des impayés d’électricité, visant à récupérer des sommes importantes pour la santé financière du secteur énergétique. Cette initiative s’inscrit dans un programme plus large destiné à assainir la gestion des services publics de l’électricité et de l’eau.
Selon les autorités, l’objectif est double : récupérer les dettes accumulées par certains abonnés et instaurer une discipline de paiement plus stricte. Des actions de contrôle et de recouvrement ont déjà été engagées dans plusieurs villes du pays, notamment à Port-Gentil, où la SEEG a rendu publique une liste d’entreprises accusées de ne pas avoir honoré leurs factures d’électricité.
Parmi les opérateurs mentionnés figurent notamment ALL, Green Gabonaise de Chimie, Satram (NIF 793954), Wire Gabon Operation ou encore Cora Wood. Ces entreprises, actives dans différents secteurs économiques, sont pointées du doigt pour des factures restées impayées. La publication de leurs noms s’inscrit dans une stratégie assumée de transparence et de pression. L’etat a fixé un délai de 45 jours aux abonnés concernés pour apurer leurs dettes. Passé ce délai, des mesures plus contraignantes pourraient être appliquées, notamment des coupures d’électricité, voire des poursuites administratives ou judiciaires en cas de fraude avérée.
Cette opération met en lumière une problématique plus large : celle de la viabilité financière du système énergétique national. Les impayés, souvent accumulés sur plusieurs années, fragilisent les équilibres économiques de la filière et compliquent la modernisation des infrastructures.
La régularité des paiements est désormais présentée comme une condition indispensable au bon fonctionnement du secteur. Reste à savoir si cette campagne de recouvrement produira les effets attendus et marquera un tournant dans la gestion des impayés, longtemps considérés comme un problème chronique du système énergétique gabonais.

