Du 13 au 15 janvier 2026, le King Abdulaziz International Conference Center a accueilli la 5e édition du Future Minerals Forum. Samira Ramatou, ambassadrice du Comstech au Cameroun, a représenté l’organisation lors de ce rassemblement. Elle a exposé une stratégie fondée sur l’innovation et la formation pour transformer le secteur extractif africain en levier de croissance. Sa contribution aux débats illustre la volonté de l’OCI de lier le progrès technique aux ressources minérales.
L’intervention de Samira Ramatou a porté sur la rupture avec les modèles d’exploration dont les cycles ne répondent plus aux urgences économiques. Elle a souligné le rôle des startups dans le déploiement de solutions pour sécuriser les approvisionnements et respecter les standards environnementaux. Ce plaidoyer pour les technologies de nouvelle génération place le COMSTECH comme un pont entre l’innovation mondiale et les priorités de développement du Cameroun.
Un écosystème de talents et de durabilité au Cameroun
Au-delà de l’exploration, le forum a mis en lumière le concept de « Mineral Industry 4.0 », qui intègre l’intelligence artificielle et l’Internet des objets pour la sécurité des sites. Pour Samira Ramatou, l’enjeu réside dans la création d’un pipeline de talents locaux apte à maîtriser ces outils. Elle préconise l’instauration de micro-certifications et de diplômes en data science, sur le modèle du programme MineralX de l’université de Stanford.
L’ambassadrice recommande une structuration nationale au Cameroun pour favoriser l’inclusion des communautés et la transparence du marché. L’objectif consiste à transformer les résidus miniers en matières valorisables via l’économie circulaire, sous le respect des standards de gouvernance. Par cette présence à Riyadh, le COMSTECH définit une feuille de route pour une industrialisation durable et souveraine en Afrique centrale.


